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 AccueilGéopolitique / Réflexions stratégiques / Mise à jour 07/11/02





  Réflexions stratégiques,
  Strategic thinks 




Une sentinelle pour l’Europe

Par N.Lopez
Avocat, Spécialiste en Affaires Militaires
sentinelion_nml@hotmail.com



Il aura fallu attendre plus de 54 années pour que l’Europe mesure l’importance du système « Anglo-Saxon » de surveillance globale, et près d’une année après pour que la décision d'organiser la riposte soit prise.

En août 2002, la commission européenne prenait conscience qu’il fallait qu'elle se dote d’un outil pouvant intercepter toute agression militaire potentielle, mais surtout, qui puisse assurer la défense de ses intérêts économiques face à ceux des Etats-Unis et de leurs alliés.

En acceptant enfin de traiter sur un même pied d’égalité le renseignement militaire et l’intelligence économique, l’Europe a finalement admis que ces deux domaines, en apparence contradictoires, sont les deux facettes d’une même guerre. Une guerre qu’elle subit en victime puisque, depuis le Traité de Bruxelles de 1948 et à part une myriade d’accords inefficaces et inutiles, rien n’a été fait pour renforcer une coopération dans le domaine de la Défense.

Il semblerait que le réveil communautaire soit entrain de se réaliser (pleinement), et la volonté de replacer le jeu sur un terrain plus favorable commence à se concrétiser.

Reste que même si la création d’une sentinelle capable de contrer les intrusions anglo-saxonnes est techniquement possible, sa mise en place butera nécessairement sur des détails d’ordre politique et organisationnels…


Nom de guerre : « Échelon »

C’est dans un contexte de début de guerre froide qu’est signé en 1947 l’accord connu sous le nom d’ « UKUSA » entre les Etats-Unis et la Grande Bretagne (rejoints peu après par l’Australie, la Nouvelle Zélande et le Canada), donnant naissance au plus vaste réseau de surveillance planétaire : le réseau Echelon.

Ce système, dont la mission originelle était de surveiller de prés le Bloc soviétique1, est dirigé, sous la direction de la NSA, en commun par les services de renseignement de ces 5 pays2 , à travers des stations d’interception situées dans leurs territoires respectifs3. Chacun de ces états se chargeant d’une partie du globe pour le traitement des informations interceptées. La Grande Bretagne surveillant l’Europe, l’Afrique et l’ex-URSS jusqu’aux montagnes de l’Oural ; le Canada couvrant les latitudes Nord et les régions polaires ; l’Australie et (plus récemment) la Nouvelle Zélande se chargeant de l’Océanie et du sud est asiatique ; les Etats-Unis restant le cerveau de cette alliance4 en assurant à la fois l’infrastructure et l’interface du réseau.

Les capacités (théoriques) d’Echelon sont absolument phénoménales, allant de l’interception des communications transitant par satellite à celle de données transmises via fibres optiques (câbles sous marins5-(voir images 1 et 2)), serveurs internet (emails, bases de données), micro-ondes, téléphones conventionnels (réseau fixe), réseau GSM, faxes, télex, etc.…

 

1-USS Halibut avec chambre de 2- Module d’interception

plongée pressurisée (Photo US Navy) installé par submersible sur un câble

sous marin au large du Kamchatka

(archives URSS)

 

Reste que l’atout majeur du réseau échelon réside dans sa capacité à traiter les informations malgré une masse énorme de données récoltées, et ce, grâce à un système de filtrage effectué à l’aide de dictionnaires intégrés au système d’interception. Une fois le filtrage effectué, les données pertinentes sont ensuite analysées par des spécialistes, puis transmises aux services (Etatiques et autres) qui en tireront le meilleur profit.

Je ne m’attarderais pas sur les performances techniques d’Echelon dans la mesure où la littérature, déjà abondante, sur le sujet en fait largement état. Toutefois, il semblerait que les auteurs des différents rapports et analyses sur Echelon se soient arrêtés sur ses capacités à surveiller toutes les communications interceptées, mettant ainsi en doute son efficacité réelle.

Or, il n’était pas question de savoir si toutes les communications militaires et privées sont sur écoute, mais si toutes pouvaient l’être!

 

Entre le mythe et la réalité

Des dizaines de millions de communications transitent de par les réseaux mondiaux, mais une infime partie seulement mérite d’être exploitée. En théorie, Echelon est capable, par la méthode dite de l’ « aspirateur », d’intercepter, sans discrimination aucune, toutes les informations échangées à l’échelle planétaire. Reste qu'entre « intercepter» tout les flux informationnels et réussir à « exploiter l'information », une différence existe, et elle est de taille.

Le rapport de M. Gerhard Schmidt sur l’existence du Système Echelon en fait état. Toutefois, la tendance à minimiser les performances du réseau est assez dangereuse, dans le sens où le rapport le dépeint comme étant plus un mythe qu’une réalité. Car il est inexact d’affirmer que les capacités de traitement de l’information sont saturées par le flot gigantesque de données, dans la mesure où il suffit de choisir des cibles bien précises et de surveiller leurs outils de communication.

Les exemples en ce sens abondent, surtout en matière commerciale. Le rapport en fait état, les détaille et montre à quel point Echelon a fonctionné à merveille en faisant capoter des transactions portant sur des millions d’Euros, voire même en raflant des marchés au profit de sociétés Américaines6.

Car la capacité de cibler existe, et il n’est pas nécessaire de réquisitionner plusieurs analystes pour le traitement de l’information. Les missions ponctuelles sont de loin la menace la plus présente, surtout si elles vont de pair avec une réelle intention de faire fi des Us et Coutumes du commerce international, mais aussi lorsque cette volonté va à l’encontre de toutes les lois internationales en vigueur.

En arguant le fait que la surveillance des entreprises concurrentes aux entreprises américaines lors de négociations de contrats n’a d’autre but que d’empêcher toute tentative de versement de pots-de-vin, l’administration US fait preuve d’une hypocrisie à peine voilée ! Les exemples nombreux de contrats perdus à la dernière minute par les entreprises Européennes, montrent que l’espionnage industriel existe bel et bien, mais qui plus est encouragé par l’administration Américaine7. D’autant plus que les informations pertinentes récoltées, sont envoyées à des organismes, tel que l’ « Advocacy Center », qui se chargent à la fois de l’analyse et de la communication aux entreprises susceptibles d’en profiter. Un bureau de liaison8 à été même crée au « Department of Commerce » américain afin de dispatcher les informations récoltées aux entreprises US. Ce qui au début n’était qu’un juste retour (la NSA aidant les entreprises qui avaient collaboré à la mise en place d’Echelon) se révèle de nos jours (surtout sous l’influence du président Clinton) comme étant une véritable machine de guerre économique offrant ses services aux acteurs (économiques) des pays utilisant le réseau9.

 

La réponse européenne

Il est à déplorer que le rapport du 11 juillet 2001 ne soit, justement, qu’un simple… rapport.

M. Gerhard Schmidt n’a opéré qu’un étalage de connaissance, qui, il faut quand même l’admettre, a demandé plusieurs mois de recherches. Mme Patricia McKenna et Ilka Schröder10 ont clairement exprimé cette idée en affirmant que le rapport n’a pas apporté une conclusion politique au problème. Toutefois, ces deux derniers ajoutent que l’Europe, en cherchant à se doter d’un outil semblable, adopte une attitude hypocrite en critiquant les méthodes d’Echelon. Une pareille logique est absurde, et ce à deux niveaux : Premièrement en mettant en avant les articles Article 7 et 8 du traité Européen ayant trait au respect de la vie (et explicitement la protection des communications) privée, ainsi que la protection des données personnelles, ils font obstacle à la création au niveau Européen d’un outil pouvant tout justement… les assurer.

Et deuxièmement, c’est d’un arrêt de mort de la politique Européenne de Défense qu’ils menacent, puisque cette dernière doit nécessairement passer par le développement de la coopération au niveau de la protection et du partage de l’information.

Il est d’autant plus frappant que certains politiques, malgré le rapport de M. Schmidt et les conclusions qui peuvent en être tirées, continuent de se tromper d’ennemi ! Et la méfiance exagérée dont font part Mme Patricia McKenna et Ilka Schröder et leurs semblables est d’autant plus mal placée du seul fait que la création de l’outil Européen aura pour mission de maintenir, entre autres, toutes les chances des entreprises européennes face à des concurrents peu scrupuleux.

 

Une Sentinelle de défense économique et militaire

L’existence d’une coopération en matière de renseignement poussée à l’extrême est une condition sine qua none pour la viabilité du projet de la PED. Et c’est une aberration que celle de croire que la défense européenne puisse exister sans un renseignement… Européen.

Le résultat auquel on aboutirait, si les frayeurs de certains politiques réussissent à paralyser la création d’une agence centrale du renseignement, serait une armée Européenne (50.000 à 60.000 hommes prêts pour la projection dans des théâtres extérieurs) aveugle et sourde, et qui, dans le meilleur des cas, dépendrait d’un bon vouloir Américain, pour être opérationnelle (auquel cas elle serait borgne et mal entendante). L’exemple du Kosovo en est le meilleur exemple. Le porte Avion Foch a, comble de l’ironie, servi de relais de communication, sans pouvoir profiter des renseignements qui y transitaient. La France restait cantonnée dans un second rôle, tandis que la Grande Bretagne, grâce a sa « special relationship11 » avec les US, disposait de tout les éléments nécessaires pour ses opérations militaires. De plus, à ceux qui croient en une volonté US de coopérer avec l’Europe en matière de renseignement, l’exemple du « Shutter Control » leur fourni la preuve du contraire. Car les Etats-Unis, par cette procédure, vont jusqu'à interdire la diffusion du renseignement par leurs propres entreprises commerciales !

Pour un plus ample approfondissement sur le sujet, je recommanderai vivement l’étude faite par François Heisbourg sur la mise en oeuvre de la Défense Européenne12.

C’est sur l’importance d’une coopération étroite dans le domaine du renseignement pour la protection des communications et des transactions commerciales européennes, ainsi que pour une plus grande agressivité de ces dernières, que cette analyse portera. A savoir, l’intelligence économique.

 

Une Europe hermétique ?

Nul n’a dit que créer un réseau de renseignement européen serait chose aisée. Les différentes alliances qu’entretiennent des pays tel que la Grande Bretagne, et plus récemment l’Allemagne et le Danemark avec les US vont à l’encontre de l’idée de rendre le monde du renseignement Européen hermétique aux ingérences extérieures.

La Grande Bretagne fait partie du réseau Echelon, et accueille même des bases sur son territoire gérées conjointement avec les Services de renseignement US. Chaque pays a dépêché des agents de liaison chez l’autre à dessein de coordonner leurs activités au plus haut niveau13. Le partage de l’information est chose courante, et les deux pays s’entraident mutuellement dans le domaine du renseignement. De ce fait, comment une agence Européenne pourrait elle garantir le fait que les informations récoltées ne seraient pas communiquées aux services US ? Le même cas se présente pour l’Allemagne14 et le Danemark, (même si c’est à un degré moindre) qui utilisent occasionnellement (voire accueillent sur leur sol des bases d’interception) les services d’Echelon15.

Deuxièmement se pose le problème de la concurrence commerciale que se livrent les multinationales des différents pays Européens. Faudrait il alors uniquement garantir la protection de ces entreprises (des ingérences US) lorsqu’elles postulent seules et sans concurrent Américain pour un même contrat, et uniquement les aider lorsque ce concurrent est présent ? La question mérite d’être posée, car qui pourrait garantir une honnêteté sans faille (et éviter toute forme de discrimination au niveau du partage de l'information) de la part d’un agent de renseignement britannique ou français lorsque deux entreprises européennes sont engagées dans une même négociation commerciale ?

Pire encore, dans le cas ou une entreprise européenne ne parvient pas à récolter les informations qui lui permettront de remporter un contrat quelconque, ne solliciterait elle pas alors les services du réseau Echelon ?

Le problème est encore plus important concernant la sécurité des flux d'information, car il n'existe pas de procédures communautaires pour l'assurer. Les observations de Mr Schmidt sur le sujet sont absolument aberrantes. On se demande comment il a pu affirmer que les communications intra-europeenne transitent et restent (a 95% d’après ses dires) sur le territoire Européen, alors que ces dernières passent de même par l’Allemagne, la Grande Bretagne et le Danemark, partenaires dans le réseau Echelon ? Comment a t'il pu passer sous silence le fait que des entreprises US se chargent d'installer l'infrastructure devant assurer les flux d'informations en Europe16  ?

 

 

3- Carte de l’infrastructure installée par WorldCom en Europe (http://www.worldcom.com/fr/about/network/maps/europe/)

 

 

On pourrait se demander sur quels critères le rapporteur de la commission européenne se base pour définir le niveau d'étanchéité des communications en Europe!

 

Capacités Européennes et plan de travail

 

4- "Territoires Français d’Outre mer " - Source "Le Rapport de la commission Européenne sur l’existence du réseau Echelon"

Si théoriquement l’Europe est capable de se doter de sa sentinelle commerciale (et Militaire), c’est dans la façon de procéder que les obstacles sérieux se trouvent. Déjà, la France a elle seule possède les capacités d’opérer un réseau semblable. De par sa présence dans différentes parties du globe (Carte), elle pourrait assurer une couverture à l’échelle planétaire17. En moins d’une décennie ses capacités d’interception ont progressé de manière spectaculaire, et peut (si ce n’est déjà affaire courante18) intercepter d’une manière semblable (quoique pas aussi perfectionnée) des communications transitant par satellites ou autres. Reste que les capacités françaises restent nationales sans profiter à l’Europe, malgré une multitude d’accords de coopération bi-laterales (voire plus19), quant au partage d’informations (commerciales) il est quasiment inexistant.

Malgré l’existence d’une cellule au sein de l’UEO (qui peut être considérée comme étant un point positif) la coopération s’arrête la. Une des causes a cet immobilisme est l’absence d’une volonté commune de déveloper un outil d’aide aux entreprises. La raison est la suivante: Il n’existe pas encore une économie Européenne à l’image de celle des Etats-Unis et les pays membres font preuve d’une schizophrénie (tout a fait normale) en faisant la distinction entre leurs intérêts nationaux et ceux de l’Europe communautaire.

L’Europe ne peut encore prétendre à un renseignement intégré tant que l’économie, la défense et le renseignement restent nationaux. Toutefois il suffit d’analyser l’exemple de l’accord d’UKUSA pour voir que pareille collaboration est possible entre pays malgré les divergences économiques (et militaires).

Aux sceptiques, l’existence d’Echelon suffit à prouver qu’une future démarche Européenne peut aboutir. UKUSA a commencé avec deux pays, rejoints ultérieurement par d’autres ayant trouvé un intérêt certain dans leur intégration dans Echelon. Cette démarche peut (et doit) être appliquée en Europe. A titre d’exemple, la coopération franco-espagnole en matière de gestion des satellites Hélios est idéale. Dans le sens où ces deux pays peuvent investir à deux dans des systèmes d’interception. Puis créer un organisme chargé de dispatcher les informations récoltées à une agence (telle l’Advocacy Center) qui les analysera et les communiquera à son tour aux entreprises des deux pays. Tout comme Echelon, d’autres pays viendront se greffer à cet accord, et il est de leur intérêt de le faire.

Le futur accord Européen pour la création de la sentinelle devrait définir rigoureusement le cadre de la coopération; en somme, il fera office de "code de bonne conduite", dans la récolte et le partage de l’information. Car il ne sera pas facile, pour les raisons exposées plus haut, de faire taire les nationalismes des différents pays européens.

Trouver la solution idéale sur le court terme me semble trop optimiste, néanmoins, le temps presse. Car à terme, l’Europe sera éjectée de la scène internationale (et ce n’est pas faire là preuve de pessimisme) en tant que puissance économique et militaire. Certains pays membres ont déjà commencé à renforcer leurs capacités de défense, mais beaucoup reste à faire. Une priorité doit être donnée renseignement, ultime rempart contre les ingérences « bienveillantes ». Donner un coup de pouce aux entreprises européennes, ne serait ce qu’en protégeant leurs modes de communication, contribuerait à aider à leur expansion économique.

Le chemin est long, et il est quasiment certain que des voix (surtout Européennes) s’élèveront contre l’existence de la Sentinelle, l’accusant d’espionnage industriel et commercial, mais surtout d’être un « Big Brother » bis. Mais il n'existe pourtant d'autres alternatives si l'Europe veut garder sa présence sur la scène internationale.

 

1 - Surveillance commerciale ainsi que des représentations Diplomatiques et Consulaires.
2 - Echelon est dirigée conjointement par la NSA (National Security Agency, Etats-Unis), le GCHQ (Government Communication Head Quarters, Grande Bretagne), le CSE (Communication Security Establishment, Canada), le GCSB (General Communications Security Bureau, Nouvelle Zélande) et le DSD (Defense Security Directorate, Australie).
3 - Réf. Rapport de la Commission Européenne 11 Juillet 2001, sur l’existence d’un système d’interception global des communications privées et commerciales ( Système d’interception ECHELON(2001/2098(INI)) : Paragraphe 5.3.2.3.1 : «  Yakima, USA (120°O, 46°N), Sugar Grove, USA (80°O, 39°N), Sabana Seca, Porto Rico (66°O, 18°N), Morwenstow, GB (4°O, 51°N), Menwith Hill, GB (2°O, 53°N), Geraldton, Australie (114°O, 28°S), Pine Gap, Australie (133°O, 23°S), Misawa, Japon (141°O, 40°N), Waihopai, Nouvelle Zélande (173°O, 41°S), Hong Kong (22°N, 114°O), Leitrim, Canada (75°O, 45°N), Bad Aibling, Allemagne (12°O, 47°N), Ayios Nikolaos, Chypre (32°O, 35°N), Shoal Bay, Australie (134°O, 13°S), Guam, Pacifique (144°O, 13°S), Kunia, Hawaii (158°O, 21°N), Buckley Field, Denver, Colorado, USA (104°O, 40°N), Medina Annex, Texas, USA (98°O, 29°N), Fort Gordon (81°O, 31°N), Fort Meade, USA (76°O, 39°N) , QG de la NSA ».
4 - Réf. « Inside Echelon », Duncan Campbell, 25.07.2000.
5 - Il est fait mention dans le rapport de la Commission Européenne du 11 Juillet 2001 sur l’existence d’un système d’interception global des communications privées et commerciales, que la surveillance des câbles sous marins est presque inexistante du fait du coût d’une telle opération. Or les US ont pratiqué et pratiquent toujours ce genre d’interception grâce à des sous marins spécialisés.
6 - Réf. Rapport de la Commission Européenne 11 Juillet 2001, sur l’existence d’un système d’interception global des communications privées et commerciales (Système d’interception ECHELON (2001/2098(INI)). Par. 10.7 : Published cases.
7 - Un des exemples les plus célèbres est celui de Thomson CSF qui en 1994 perdait au profit de Raytheon un contrat d’achat par le gouvernement brésilien d’un système de radar. La NSA ayant intercepté une communication téléphonique entre Thomson et des officiels brésiliens, communique à Raytheon les détails du contrat en question, tout en « dévoilant » un supposé versement de pots de vins par la firme française. Sous la pression Thomson CSF est écartée de la transaction.
8 - The Office of Intelligence Liaison.
9 - Réf Inside Echelon Duncan Campbell 25.07.2000 :« …Under a 1993 policy colloquially known as "levelling the playing field", the United States government under President Clinton established new trade and economic committees and told the NSA and CIA to act in support of US businesses in seeking contracts abroad. In the UK, GCHQ's enabling legislation from 1994 openly identifies one of its purposes as to promote "the economic well-being of the United Kingdom in relation to the actions or intentions of persons outside the British Islands" ».
10 - Réf. Rapport de la Commission Européenne 11 Juillet 2001, sur l’existence d’un système d’interception global des communications privées et commerciales (Système d’interception ECHELON (2001/2098(INI)) MINORITY OPINION by Patricia McKenna and Ilka Schröder : « This report makes an important point in emphasising that Echelon does exist, but it stops short of drawing political conclusions. It is hypocritical for the European Parliament to criticise the Echelon interception practice while taking part in plans to establish a European Secret Service. No effective public control mechanism of secret services and their undemocratic practices exists globally. It is in the nature of secret services that they cannot be controlled. They must therefore be abolished. This report serves to legitimise a European Secret Service which will infringe fundamental rights - just as Echelon does. »
11 - Relation privilégiée.
12 - Les Cahiers de Chaillot 42, Septembre 2000: La mise en œuvre de la Défense européenne, par François Heisbourg avec les contributions de Nicole Gnesotto,Charles Grant, Karl Kaiser, Andrzej Karkoszka, Tomas Ries, Maartje Rutten,Stefano Silvestri,Alvaro Vasconcelos et Rob de Wijk.
13 - La station d’écoute de Menwith Hill en Grande Bretagne accueille sur son site, en plus des 350 employés britanniques du ministère de la défense, près de 1400 employés de la NSA !
14 - Via la station d’écoute de Bad Aibling.
15 - Ref. Inside Echelon Duncan Campbell   25.07.2000:«…Norway, Denmark, Germany and Turkey signed secret sigint agreements with the United States and became "third parties" participants in the UKUSA network. »
16 - A titre d'exemple, l'entreprise de télécommunications américaine Worldcom, pour contourner le monopole de France télécom en Ile de France, a déjà ceinturé Paris d'un réseau de fibres optiques. Le reste de l'Europe est logé à la même enseigne.
17 - La France dispose de quinze stations d’écoute dans des lieux tels que la Guyane française, la Nouvelle Calédonie, la Réunion et Djibouti.
18 - European Parliament Report (Rapporteur- Mr Schmidt), Par. 10.7 : Published cases: Le cas Air France/DGSE.
19 - A ce jour, n’existe au sein de l’UEO qu’une minuscule agence qui s’occupe du traitement de l’information pour le compte des états membres.









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