|
Nom de
guerre : « Échelon »
C’est
dans un contexte de début de guerre froide qu’est signé en 1947 l’accord
connu sous le nom d’ « UKUSA » entre les Etats-Unis et
la Grande Bretagne (rejoints peu après par l’Australie, la Nouvelle Zélande
et le Canada), donnant naissance au plus vaste réseau de surveillance
planétaire : le réseau Echelon.
Ce
système, dont la mission originelle était de surveiller de prés le Bloc
soviétique1, est dirigé, sous la direction de la NSA, en commun par
les services de renseignement de ces 5 pays2 , à travers des
stations d’interception situées dans leurs territoires respectifs3.
Chacun de ces états se chargeant d’une partie du globe pour le traitement des
informations interceptées. La Grande Bretagne surveillant l’Europe, l’Afrique
et l’ex-URSS jusqu’aux montagnes de l’Oural ; le Canada couvrant les
latitudes Nord et les régions polaires ; l’Australie et (plus
récemment) la Nouvelle Zélande se chargeant de l’Océanie et du sud est
asiatique ; les Etats-Unis restant le cerveau de cette alliance4
en assurant à la fois l’infrastructure et l’interface du réseau.
Les
capacités (théoriques) d’Echelon sont absolument phénoménales, allant de l’interception
des communications transitant par satellite à celle de données transmises via
fibres optiques (câbles sous marins5-(voir images 1 et 2)), serveurs
internet (emails, bases de données), micro-ondes, téléphones conventionnels
(réseau fixe), réseau GSM, faxes, télex, etc.…

1-USS
Halibut avec chambre de 2- Module d’interception
plongée
pressurisée (Photo US Navy) installé par submersible sur un câble
sous
marin au large du Kamchatka
(archives
URSS)
Reste que
l’atout majeur du réseau échelon réside dans sa capacité à traiter les
informations malgré une masse énorme de données récoltées, et ce, grâce à
un système de filtrage effectué à l’aide de dictionnaires intégrés au
système d’interception. Une fois le filtrage effectué, les données
pertinentes sont ensuite analysées par des spécialistes, puis transmises aux
services (Etatiques et autres) qui en tireront le meilleur profit.
Je ne m’attarderais
pas sur les performances techniques d’Echelon dans la mesure où la
littérature, déjà abondante, sur le sujet en fait largement état. Toutefois,
il semblerait que les auteurs des différents rapports et analyses sur Echelon
se soient arrêtés sur ses capacités à surveiller toutes les
communications interceptées, mettant ainsi en doute son efficacité réelle.
Or, il n’était
pas question de savoir si toutes les communications militaires et
privées sont sur écoute, mais si toutes pouvaient l’être!
Entre le
mythe et la réalité
Des
dizaines de millions de communications transitent de par les réseaux mondiaux,
mais une infime partie seulement mérite d’être exploitée. En théorie,
Echelon est capable, par la méthode dite de l’ « aspirateur »,
d’intercepter, sans discrimination aucune, toutes les informations échangées
à l’échelle planétaire. Reste qu'entre « intercepter» tout
les flux informationnels et réussir à « exploiter
l'information », une différence existe, et elle est de taille.
Le
rapport de M. Gerhard Schmidt sur l’existence du Système Echelon en fait
état. Toutefois, la tendance à minimiser les performances du réseau est assez
dangereuse, dans le sens où le rapport le dépeint comme étant plus un mythe
qu’une réalité. Car il est inexact d’affirmer que les capacités de
traitement de l’information sont saturées par le flot gigantesque de
données, dans la mesure où il suffit de choisir des cibles bien précises et
de surveiller leurs outils de communication.
Les
exemples en ce sens abondent, surtout en matière commerciale. Le rapport en
fait état, les détaille et montre à quel point Echelon a fonctionné à
merveille en faisant capoter des transactions portant sur des millions d’Euros,
voire même en raflant des marchés au profit de sociétés Américaines6.
Car la
capacité de cibler existe, et il n’est pas nécessaire de réquisitionner
plusieurs analystes pour le traitement de l’information. Les missions
ponctuelles sont de loin la menace la plus présente, surtout si elles vont de
pair avec une réelle intention de faire fi des Us et Coutumes du commerce
international, mais aussi lorsque cette volonté va à l’encontre de toutes
les lois internationales en vigueur.
En
arguant le fait que la surveillance des entreprises concurrentes aux entreprises
américaines lors de négociations de contrats n’a d’autre but que d’empêcher
toute tentative de versement de pots-de-vin, l’administration US fait preuve d’une
hypocrisie à peine voilée ! Les exemples nombreux de contrats perdus à
la dernière minute par les entreprises Européennes, montrent que l’espionnage
industriel existe bel et bien, mais qui plus est encouragé par l’administration
Américaine7. D’autant plus que les informations pertinentes
récoltées, sont envoyées à des organismes, tel que l’ « Advocacy
Center », qui se chargent à la fois de l’analyse et de la communication
aux entreprises susceptibles d’en profiter. Un bureau de liaison8
à été même crée au « Department of Commerce » américain afin
de dispatcher les informations récoltées aux entreprises US. Ce qui au début
n’était qu’un juste retour (la NSA aidant les entreprises qui avaient
collaboré à la mise en place d’Echelon) se révèle de nos jours (surtout
sous l’influence du président Clinton) comme étant une véritable machine de
guerre économique offrant ses services aux acteurs (économiques) des pays
utilisant le réseau9.
La
réponse européenne
Il est à
déplorer que le rapport du 11 juillet 2001 ne soit, justement, qu’un simple…
rapport.
M.
Gerhard Schmidt n’a opéré qu’un étalage de connaissance, qui, il faut
quand même l’admettre, a demandé plusieurs mois de recherches. Mme Patricia
McKenna et Ilka Schröder10 ont clairement exprimé cette idée en
affirmant que le rapport n’a pas apporté une conclusion politique au
problème. Toutefois, ces deux derniers ajoutent que l’Europe, en cherchant à
se doter d’un outil semblable, adopte une attitude hypocrite en critiquant les
méthodes d’Echelon. Une pareille logique est absurde, et ce à deux
niveaux : Premièrement en mettant en avant les articles Article 7 et 8 du
traité Européen ayant trait au respect de la vie (et explicitement la
protection des communications) privée, ainsi que la protection des données
personnelles, ils font obstacle à la création au niveau Européen d’un outil
pouvant tout justement… les assurer.
Et
deuxièmement, c’est d’un arrêt de mort de la
politique Européenne de Défense qu’ils menacent, puisque cette dernière
doit nécessairement passer par le développement de la coopération au niveau
de la protection et du partage de l’information.
Il est d’autant
plus frappant que certains politiques, malgré le rapport de M. Schmidt et les
conclusions qui peuvent en être tirées, continuent de se tromper d’ennemi !
Et la méfiance exagérée dont font part Mme Patricia McKenna et Ilka Schröder
et leurs semblables est d’autant plus mal placée du seul fait que la
création de l’outil Européen aura pour mission de maintenir, entre autres,
toutes les chances des entreprises européennes face à des concurrents peu
scrupuleux.
Une
Sentinelle de défense économique et militaire
L’existence
d’une coopération en matière de renseignement poussée à l’extrême est
une condition sine qua none pour la viabilité du projet de la PED. Et c’est
une aberration que celle de croire que la défense européenne puisse exister
sans un renseignement… Européen.
Le
résultat auquel on aboutirait, si les frayeurs de certains politiques
réussissent à paralyser la création d’une agence centrale du renseignement,
serait une armée Européenne (50.000 à 60.000 hommes prêts pour la projection
dans des théâtres extérieurs) aveugle et sourde, et qui, dans le meilleur des
cas, dépendrait d’un bon vouloir Américain, pour être opérationnelle
(auquel cas elle serait borgne et mal entendante). L’exemple du Kosovo en est
le meilleur exemple. Le porte Avion Foch a, comble de l’ironie, servi de
relais de communication, sans pouvoir profiter des renseignements qui y
transitaient. La France restait cantonnée dans un second rôle, tandis que la
Grande Bretagne, grâce a sa « special relationship11 »
avec les US, disposait de tout les éléments nécessaires pour ses opérations
militaires. De plus, à ceux qui croient en une volonté US de coopérer avec l’Europe
en matière de renseignement, l’exemple du « Shutter Control »
leur fourni la preuve du contraire. Car les Etats-Unis, par cette procédure,
vont jusqu'à interdire la diffusion du renseignement par leurs propres
entreprises commerciales !
Pour un
plus ample approfondissement sur le sujet, je recommanderai vivement l’étude
faite par François Heisbourg sur la mise en oeuvre de la Défense Européenne12.
C’est
sur l’importance d’une coopération étroite dans le domaine du
renseignement pour la protection des communications et des transactions
commerciales européennes, ainsi que pour une plus grande agressivité de ces
dernières, que cette analyse portera. A savoir, l’intelligence économique.
Une
Europe hermétique ?
Nul n’a
dit que créer un réseau de renseignement européen serait chose aisée. Les
différentes alliances qu’entretiennent des pays tel que la Grande Bretagne,
et plus récemment l’Allemagne et le Danemark avec les US vont à l’encontre
de l’idée de rendre le monde du renseignement Européen hermétique aux
ingérences extérieures.
La Grande
Bretagne fait partie du réseau Echelon, et accueille même des bases sur son
territoire gérées conjointement avec les Services de renseignement US. Chaque
pays a dépêché des agents de liaison chez l’autre à dessein de coordonner
leurs activités au plus haut niveau13. Le partage de l’information
est chose courante, et les deux pays s’entraident mutuellement dans le domaine
du renseignement. De ce fait, comment une agence Européenne pourrait elle
garantir le fait que les informations récoltées ne seraient pas communiquées
aux services US ? Le même cas se présente pour l’Allemagne14
et le Danemark, (même si c’est à un degré moindre) qui utilisent
occasionnellement (voire accueillent sur leur sol des bases d’interception)
les services d’Echelon15.
Deuxièmement
se pose le problème de la concurrence commerciale que se livrent les
multinationales des différents pays Européens. Faudrait il alors uniquement
garantir la protection de ces entreprises (des ingérences US) lorsqu’elles
postulent seules et sans concurrent Américain pour un même contrat, et
uniquement les aider lorsque ce concurrent est présent ? La question
mérite d’être posée, car qui pourrait garantir une honnêteté sans faille
(et éviter toute forme de discrimination au niveau du partage de l'information)
de la part d’un agent de renseignement britannique ou français lorsque deux
entreprises européennes sont engagées dans une même négociation
commerciale ?
Pire
encore, dans le cas ou une entreprise européenne ne parvient pas à récolter
les informations qui lui permettront de remporter un contrat quelconque, ne
solliciterait elle pas alors les services du réseau Echelon ?
Le
problème est encore plus important concernant la sécurité des flux
d'information, car il n'existe pas de procédures communautaires pour l'assurer.
Les observations de Mr Schmidt sur le sujet sont absolument aberrantes. On se
demande comment il a pu affirmer que les communications intra-europeenne
transitent et restent (a 95% d’après ses dires) sur le territoire Européen,
alors que ces dernières passent de même par l’Allemagne, la Grande Bretagne
et le Danemark, partenaires dans le réseau Echelon ? Comment a t'il pu
passer sous silence le fait que des entreprises US se chargent d'installer
l'infrastructure devant assurer les flux d'informations en Europe16 ?


3- Carte
de l’infrastructure installée par WorldCom en Europe (http://www.worldcom.com/fr/about/network/maps/europe/)
On
pourrait se demander sur quels critères le rapporteur de la commission
européenne se base pour définir le niveau d'étanchéité des communications
en Europe!
Capacités
Européennes et plan de travail
4-
"Territoires Français d’Outre mer " - Source "Le Rapport de la
commission Européenne sur l’existence du réseau Echelon"
Si
théoriquement l’Europe est capable de se doter de sa sentinelle commerciale
(et Militaire), c’est dans la façon de procéder que les obstacles sérieux
se trouvent. Déjà, la France a elle seule possède les capacités d’opérer
un réseau semblable. De par sa présence dans différentes parties du globe
(Carte), elle pourrait assurer une couverture à l’échelle planétaire17.
En moins d’une décennie ses capacités d’interception ont progressé de
manière spectaculaire, et peut (si ce n’est déjà affaire courante18)
intercepter d’une manière semblable (quoique pas aussi perfectionnée) des
communications transitant par satellites ou autres. Reste que les capacités
françaises restent nationales sans profiter à l’Europe, malgré une
multitude d’accords de coopération bi-laterales (voire plus19),
quant au partage d’informations (commerciales) il est quasiment inexistant.
Malgré l’existence
d’une cellule au sein de l’UEO (qui peut être considérée comme étant un
point positif) la coopération s’arrête la. Une des causes a cet immobilisme
est l’absence d’une volonté commune de déveloper un outil d’aide aux
entreprises. La raison est la suivante: Il n’existe pas encore une économie
Européenne à l’image de celle des Etats-Unis et les pays membres font preuve
d’une schizophrénie (tout a fait normale) en faisant la distinction entre
leurs intérêts nationaux et ceux de l’Europe communautaire.
L’Europe
ne peut encore prétendre à un renseignement intégré tant que l’économie,
la défense et le renseignement restent nationaux. Toutefois il suffit d’analyser
l’exemple de l’accord d’UKUSA pour voir que pareille collaboration est
possible entre pays malgré les divergences économiques (et militaires).
Aux
sceptiques, l’existence d’Echelon suffit à prouver qu’une future
démarche Européenne peut aboutir. UKUSA a commencé avec deux pays, rejoints
ultérieurement par d’autres ayant trouvé un intérêt certain dans leur
intégration dans Echelon. Cette démarche peut (et doit) être appliquée en
Europe. A titre d’exemple, la coopération franco-espagnole en matière de
gestion des satellites Hélios est idéale. Dans le sens où ces deux pays
peuvent investir à deux dans des systèmes d’interception. Puis créer un
organisme chargé de dispatcher les informations récoltées à une agence
(telle l’Advocacy Center) qui les analysera et les communiquera à son tour
aux entreprises des deux pays. Tout comme Echelon, d’autres pays viendront se
greffer à cet accord, et il est de leur intérêt de le faire.
Le futur
accord Européen pour la création de la sentinelle devrait définir
rigoureusement le cadre de la coopération; en somme, il fera office de
"code de bonne conduite", dans la récolte et le partage de l’information.
Car il ne sera pas facile, pour les raisons exposées plus haut, de faire taire
les nationalismes des différents pays européens.
Trouver
la solution idéale sur le court terme me semble trop optimiste, néanmoins, le
temps presse. Car à terme, l’Europe sera éjectée de la scène
internationale (et ce n’est pas faire là preuve de pessimisme) en tant que
puissance économique et militaire. Certains pays membres ont déjà commencé
à renforcer leurs capacités de défense, mais beaucoup reste à faire. Une
priorité doit être donnée renseignement, ultime rempart contre les
ingérences « bienveillantes ». Donner un coup de pouce aux
entreprises européennes, ne serait ce qu’en protégeant leurs modes de
communication, contribuerait à aider à leur expansion économique.
Le chemin
est long, et il est quasiment certain que des voix (surtout Européennes) s’élèveront
contre l’existence de la Sentinelle, l’accusant d’espionnage industriel et
commercial, mais surtout d’être un « Big Brother » bis. Mais il
n'existe pourtant d'autres alternatives si l'Europe veut garder sa présence sur
la scène internationale.
1 -
Surveillance commerciale ainsi que des représentations Diplomatiques et
Consulaires.
2 - Echelon est dirigée conjointement par la NSA (National Security Agency,
Etats-Unis), le GCHQ (Government Communication Head Quarters, Grande Bretagne),
le CSE (Communication Security Establishment, Canada), le GCSB (General
Communications Security Bureau, Nouvelle Zélande) et le DSD (Defense Security
Directorate, Australie).
3 - Réf. Rapport de la Commission Européenne 11 Juillet 2001, sur l’existence
d’un système d’interception global des communications privées et
commerciales ( Système d’interception ECHELON(2001/2098(INI)) : Paragraphe
5.3.2.3.1 : « Yakima, USA (120°O, 46°N), Sugar Grove, USA
(80°O, 39°N), Sabana Seca, Porto Rico (66°O, 18°N), Morwenstow, GB (4°O,
51°N), Menwith Hill, GB (2°O, 53°N), Geraldton, Australie (114°O, 28°S),
Pine Gap, Australie (133°O, 23°S), Misawa, Japon (141°O, 40°N), Waihopai,
Nouvelle Zélande (173°O, 41°S), Hong Kong (22°N, 114°O), Leitrim, Canada
(75°O, 45°N), Bad Aibling, Allemagne (12°O, 47°N), Ayios Nikolaos, Chypre
(32°O, 35°N), Shoal Bay, Australie (134°O, 13°S), Guam, Pacifique (144°O,
13°S), Kunia, Hawaii (158°O, 21°N), Buckley Field, Denver, Colorado, USA
(104°O, 40°N), Medina Annex, Texas, USA (98°O, 29°N), Fort Gordon (81°O,
31°N), Fort Meade, USA (76°O, 39°N) , QG de la NSA ».
4 - Réf. « Inside Echelon », Duncan Campbell, 25.07.2000.
5 - Il est fait mention dans le rapport de la Commission Européenne du 11
Juillet 2001 sur l’existence d’un système d’interception global des
communications privées et commerciales, que la surveillance des câbles sous
marins est presque inexistante du fait du coût d’une telle opération. Or les
US ont pratiqué et pratiquent toujours ce genre d’interception grâce à des
sous marins spécialisés.
6 - Réf. Rapport de la Commission Européenne 11 Juillet 2001, sur l’existence
d’un système d’interception global des communications privées et
commerciales (Système d’interception ECHELON (2001/2098(INI)). Par.
10.7 : Published cases.
7 - Un des exemples les plus célèbres est celui de Thomson CSF qui en 1994
perdait au profit de Raytheon un contrat d’achat par le gouvernement
brésilien d’un système de radar. La NSA ayant intercepté une communication
téléphonique entre Thomson et des officiels brésiliens, communique à
Raytheon les détails du contrat en question, tout en « dévoilant »
un supposé versement de pots de vins par la firme française. Sous la pression
Thomson CSF est écartée de la transaction.
8 - The Office of Intelligence Liaison.
9 - Réf Inside Echelon Duncan Campbell 25.07.2000 :« …Under a 1993
policy colloquially known as "levelling the playing field", the United
States government under President Clinton established new trade and economic
committees and told the NSA and CIA to act in support of US businesses in
seeking contracts abroad. In the UK, GCHQ's enabling legislation from 1994
openly identifies one of its purposes as to promote "the economic
well-being of the United Kingdom in relation to the actions or intentions of
persons outside the British Islands" ».
10 - Réf. Rapport de la Commission Européenne 11 Juillet 2001, sur l’existence
d’un système d’interception global des communications privées et
commerciales (Système d’interception ECHELON (2001/2098(INI)) MINORITY
OPINION by Patricia McKenna and Ilka Schröder : « This report makes an
important point in emphasising that Echelon does exist, but it stops short of
drawing political conclusions. It is hypocritical for the European Parliament to
criticise the Echelon interception practice while taking part in plans to
establish a European Secret Service. No effective public control mechanism of
secret services and their undemocratic practices exists globally. It is in the
nature of secret services that they cannot be controlled. They must therefore be
abolished. This report serves to legitimise a European Secret Service which will
infringe fundamental rights - just as Echelon does. »
11 - Relation privilégiée.
12 - Les Cahiers de Chaillot 42, Septembre 2000: La mise en œuvre de la Défense
européenne, par François Heisbourg avec les contributions de Nicole
Gnesotto,Charles Grant, Karl Kaiser, Andrzej Karkoszka, Tomas Ries, Maartje
Rutten,Stefano Silvestri,Alvaro Vasconcelos et Rob de Wijk.
13 - La station d’écoute de Menwith Hill en Grande Bretagne accueille sur son
site, en plus des 350 employés britanniques du ministère de la défense, près
de 1400 employés de la NSA !
14 - Via la station d’écoute de Bad Aibling.
15 - Ref. Inside Echelon Duncan Campbell 25.07.2000:«…Norway,
Denmark, Germany and Turkey signed secret sigint agreements with the United
States and became "third parties" participants in the UKUSA
network. »
16 - A titre d'exemple, l'entreprise de télécommunications américaine
Worldcom, pour contourner le monopole de France télécom en Ile de France, a
déjà ceinturé Paris d'un réseau de fibres optiques. Le reste de l'Europe est
logé à la même enseigne.
17 - La France dispose de quinze stations d’écoute dans des lieux tels que la
Guyane française, la Nouvelle Calédonie, la Réunion et Djibouti.
18 - European Parliament Report (Rapporteur- Mr Schmidt), Par. 10.7 :
Published cases: Le cas Air France/DGSE.
19 - A ce jour, n’existe au sein de l’UEO qu’une minuscule agence qui s’occupe
du traitement de l’information pour le compte des états membres.
|