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La pédagogie mondialiste
n’a pas eu lieu auprès des acteurs de rangs inférieurs, par conséquent, ces
acteurs se mobilisent.
La vision géopolitique
des conflits n'est plus la seule possible.
L'état n'est plus
l'unique garant de ses intérêts et d'autres promoteurs de richesse voient le
jour.
Ces richesses sont
financières, idéologiques, ethniques ou sociale.
La sécurité, la
sûreté, la guerre économique sont des concepts dont ont besoin les entités
financières et industrielles qu'elles soient issues de l'économie
traditionnelle ou criminelle.
Les conflits ne sont pas
privatisés car un conflit n'est pas un service public, par contre leurs
résolutions sont de plus en plus à la charge de compagnies privées.
Les interrelations et
parfois les interdépendances des économies traditionnelles et criminelles ,la
préservation du secret bancaire, la politisation des ONG , l'immigration
économique ou politique, la remise en question des agences de notations , la
partialité des analystes financiers, l’irresponsabilité des dirigeants des
pays sous développés et non démocratique ne permettent pas de rendre visible
les dangers qui guettent.
Ceci rend de plus en plus
difficile la prise de décision stratégique, les services de renseignements qui
sont les yeux et les oreilles des états se trouvent discrédités au point que
la contre-information et la désinformation servi par les médias prennent le
pas sur la communication de la politique internationale.
Le ministre de
l'information irakien n'était, à posteriori, pas plus ridicule que Colin Powel
devant l'ONU.
Bush a-t-il menti sur les
causes de la guerre en Irak (2002/200…)?
La réalité est que les
faucons ont utilisé comme vecteur médiatique leurs services de renseignement.
La propagande d'état
aurait-elle laissé place à la fabrication hégémonique de l'opinion publique
internationale?
La fracture Nord/Sud
prend de plus en plus racine dans les pays démocratiques afin de rendre locale
des revendications extérieures aux pays et aux contextes internationaux.
Les pays développés
semblent être les seuls responsables de la dérives des pays monocratiques
(dictatures , mafia , théocratie).
Mais la démocratie et
son processus historique ne peut s’imposer spontanément à des formes
ancestrales d’organisations.
Pour cette raison ,l’auto-détermination
fait-elle loi ? mais surtout correspond-elle à l’idéal économique des
pays industrialisés ?
Quels sont les risques?
La liste en forme de
bilan qui fait suite n’est pas exhaustive et tend à faire émerger des
modèles récurrents.
- Collusion entre
économie traditionnelle et criminelle donc risque de préserver les
intérêts criminels et de contribuer à la corruption.
- Différenciation entre
les intérêts d'états et des multinationales avec le risque d'avoir une
divergence d'objectifs stratégiques même pour les pays démocratiques et
ainsi voir des forces spéciales privée face aux forces spéciales
d'états.
- Externalisation de la
sécurité Þ dérive déontologique , éthique et organisationnelle.
- Ambivalence
médiatique face à l'opinion publique du type : les terroristes du 11
septembre sont en majorité saoudiens mais l'Arabie saoudite est un état
ami.
- La montée du
communautarisme dans les pays démocratiques et la contradiction des règles
sociales allant jusqu'à la désintégration de la cellule individuelle et
collective Þ montée des extrêmes et des comportements limites.
- Une intégration des
conflits extérieurs à l'intérieur même des états Þ dégradation de la
cohésion sociale.
- Collusion des
extrêmes
- Le risque d'une vision
globale dans un monde qui revendique ses multiples identités avec pour
conséquences l'affrontement.
- Une stagnation ou une
dégradation de la position nord/sud que l'on retrouve au travers des états
par la dégradation de la mobilité sociale Þ radicalisation des mouvements
les représentants.
- Développer une
hiérarchie dans les relations internationales.
- S'orienter vers une
finalité indépendante des stratégies communes Þ dérives
- Non maîtrise des
variations du système monde par la transformation de ses organisations (ONU
,OMC ,TPI etc..)
- Une économie mettant
en péril et de façon irréversible des ressources naturelles ou un
écosystèmes entraînant des migrations de population sédentaire ou vers l’appauvrissement
progressif.
- Risque technologique,
risque sanitaire.
- Des phénomènes
différents qui évoluent en même temps et multiplient ainsi les risques.
- Préférer
l'efficacité à la performance globale.
- Voir des pays en
émergence démocratique ne pas trouver la voie de l'autodétermination Þ
montées des extrêmes.
- Voir des journalistes
jouer le rôle des services de renseignements avec un traitement médiatique
de l'information .(une information peut avoir plusieurs traitements)
- Gérer l'immigration
comme un appoint à la démographie des pays industrialisés.(traitement
mécanique)
- Accumuler les
problèmes ayant les mêmes causes en traitant uniquement les conséquences.
- Garder
unilatéralement une approche cartésienne des projets plutôt que de leurs
donner des objectifs.
- Des groupes politiques
déracinés s’intégrant à des organisations opposantes aux pays
d'accueils, assimilant et cristallisant des masses revendicatives internes.
- Croire qu'une
puissance hégémonique soit la seule représentation d'un monde unipolaire.
- Croire qu'un ordre
mondial basé sur une multipolarité soit forcément la réponse à une
approche globale des crises.
- Un système
démocratique dont la minorité conduirait la majorité du fait de la
médiatisation.
- Des multinationales
exprimant des idéologies religieuses.
- Comme il y a le
blanchiment de l'argent sale, il pourrait y avoir le noircissement de
l'argent propre. ( cf: juge Bruguière).
- Faire le choix que le
terrorisme n'est qu'une seule cause et refuser l'agrégation.
- Ne pas investir dans
l'économie des pays sous développés est un risque.
- Fermer les yeux sur la
non prise en compte globale du terrorisme (réglementation des cargos,
réglementation des ONG, mouvement sociaux ,transports de masse , terrorisme
social)
- Considérer que le
terrorisme ne peut se vaincre que de façon militaire ou policier,
l'infostratégie et les opérations psychologiques civiles sont aussi des
armes utiles.
- Laisser se développer
un contre-pouvoir avec lequel on a pas une démarche préventive de la
négociation
- Oublier qu'il existe
une diplomatie de l'action et pas seulement une action diplomatique.
- Penser que le concept
de "zéro mort" en cas de conflits existe (conflits de plus en
plus en milieu urbain ou semi-urbain donc avec population civile)
- Oublier qu'il peut y
avoir un service civil dans les cas d'une professionnalisation de l'armée.
- Croire qu'il n'existe
pas de péréquation à l'échelle internationale.
- Croire que les crises
internationales sont des feux à éteindre ,ne pas tenir compte de leurs
pouvoirs structurants et refuser le retour d'expériences.
- Ne pas faire pression
sur les pays d'où vient l'immigration économique et politique pour une
immigration raisonnée.
- Croire que
l'intervention des pays riches pour le maintien de la paix correspond à un
néo-colonialisme.
- Voir privatiser les
valeurs universelles et considérer que le combat pour ces valeurs doit se
faire uniquement des démocraties vers les démocraties.
- Une approche du risque
statistique donc après coup.
- Refuser la valeur
qualitative du risque.
- Refuser la dualité du
raisonnement : quel problème ?/quel projet ?
- Continuer la guerre
des services de renseignements (nationale ou transnationales)
- Aboutir à une
résolution des conflits à la carte plutôt que partagés.(une approche
partagée se soustrait ainsi à l'intérêt des états et évite la vision
post-coloniale Þ ici le post-colonialisme doit être vu comme un
prolongement du colonialisme et non comme un néo-colonialisme)
En conclusion :
Actuellement ,la grande
majorité des risques à pour origine une irréversibilité dû à la non prise
en compte de la complexité.
La résolution historique
des risques présents nous plonge dans un abîme d’incompréhensions non
adapté à l’anticipation.
La vision présente et
historique d’un contexte n’est pas la solution à l’approche préventive
du risque.
Le raisonnement durable
ne peut être global qu’à condition de voir le principe de précaution
évoluer vers une pérennisation des biens faits.
Aujourd’hui ,ce
principe de précaution qui est un simple écart comptable entre les avantages
et les risques financiers n’est pas compatible avec un raisonnement durable
apporté par la complexité.
La vision
technico-économique de notre futur doit être temporisée et raisonnée par une
approche pragmatique de l’adaptation homme/contexte.
La conceptualisation et
la théorisation ne tenant pas compte du principe de la complexité sont par
leurs rigidités structurelles, amenées à augmenter le flou de notre
perception et ainsi concentrer les facteurs de risques.
Le risque fera ainsi
place à la rupture et la prévention à la résolution des conflits.
Comment pouvons nous
résoudre ce duo contraction/dilatation ? dont la fréquence de passage de
l’un à l’autre est de plus en plus rapide et dont la fusion est un
échec du présent face au passé.
En effet ,la mise en
place de plus en plus nombreuse de cellule de crise en tout genre est le signe d’un
manque d’adaptation.
Est-ce la conséquence du
conflit entre l’homme machine et la nature de l’homme ?
ENFIN , LE RISQUE DU
« RESPONSABLE MAIS PAS COUPABLE » RESTE D’ACTUALITE TANT QUE L’APPROCHE
SIMPLISTE DE CERTAINE ELITE PERMET DE MAINTENIR UN POUVOIR DANS UNE FRACTURE
BIPOLAIRE (nord/sud, est/ouest, bien/mal etc.)
L’ACTION TRANSVERSALE
DEPASSE LA POLITIQUE INTERNATIONALE CAR ELLE NE FRAGMENTE PAS LES POUVOIRS ET
PERMET UNE ADAPTATION RAPIDE A SON ENVIRONNEMENT.
UNE NOUVELLE FORME D’ACTIVISME
PEUT AINSI PRENDRE NAISSANCE.
LES « FLASH
MOBS » POLITIQUE VONT-ILS VOIR LE JOUR !!!?
R.VERBRAKELE 30/09/2003
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