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Tout
comme lors de la guerre de Corée de 1950, les dirigeants américains ont, dans
cette crise, considérée que la stratégie militaire est dissociable de l’action
diplomatique. L’armée américaine a déjà dépêché près de deux cent
mille unités dans le golfe, prêtes à entrer en action, alors que sa
diplomatie piétine de manière pathétique. En privilégiant la communication
et la propagande guerrière à la diplomatie classique, les Etats-Unis n’ont
pas anticipé un éventuel blocage à l’ONU. Il en ressort que dans l’espoir
d’une action militaire rapide, les généraux de l’armée américaine n’ont
tout simplement pas indiqué à leurs diplomates les moyens d’atteindre leurs
objectifs. Kissinger disait dans son analyse de la situation de la guerre de
Corée : « Dans une guerre limitée, si les buts militaires et
politiques ne sont pas synchronisés d’entrée de jeu, le danger existe d’en
faire trop ou trop peu. Soit en poussant l’ennemi à la surenchère dans
le premier cas, soit de brouiller les objectifs et de parvenir à une situation
figée dans le second». Qui a dit que l’on apprend de ses erreurs
passées ?
N.Lopez 02/2003
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