|
|
|
|
Analyses,
Analysis
Les analyses de
Strategic-Road.com
The analysis
by Strategic-Road.com
|
Analysis
30/04/06 new
- Le pouvoir
de Mahmoud Ahmadinejad - par Jean-Philippe Miginiac
Les paroles
incendiaires et définitives du Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad,
font depuis bientôt un an la une de la presse internationale et leur
rhétorique rythme les comptes-rendus journalistiques et académiques des
confrontations Iran-Europe et Iran-Etats-Unis sur le dossier nucléaire.
Mahmoud Ahmadinejad n’est pourtant pas en charge des politiques
étrangères, de sécurité et nucléaire de l’Iran et ses paroles
extrêmes ne doivent pas masquer les positions plus nuancées des
véritables pouvoirs encore en charge à Téhéran.
C’est en effet le " Guide suprême " iranien, l’Ayatollah
Ali Khameini, qui prends les décisions ultimes en matière de sécurité
et de politique étrangère, incluant la politique nucléaire iranienne,
étant toutefois lié au consensus du " Conseil Suprême de
Sécurité Nationale " qui détermine les politiques de
sécurité et de défense nationale dans le cadre fixé par le Guide
Suprême et dont le Secrétaire, Ali Larijani, est nommé par le Guide
Suprême et ne réponds qu’à lui. C’est d’ailleurs Ali Larijani qui
est en charge des négociations avec la communauté internationale
concernant le dossier nucléaire, et non Mahmoud Ahmadinejad, et ce
dernier ne dispose pas de la majorité des voix des douze membres du
Conseil de Sécurité iranien.
Ali Akbar Rafsandjani, numéro deux du régime, Ali Larijani, tout comme
le Dr Hasan Rowhani, autre membre du Conseil de Sécurité iranien
également nommé par l’Ayatollah Ali Khameini, ou Javad Zarif,
représentant iranien à l'ONU, ont récemment multiplié les signaux
indiquant que l’Ayatollah Ali Khameini souhaitait des négociations
directes avec
|
Washington
sur le dossier nucléaire. Le Président
" élu " Mahmoud Ahmadinejad n’a donc
certainement pas les pouvoirs de ses menaces et il n’est, pour s’en
convaincre, que de rappeler que le système institutionnel iranien
combine les éléments d’une théocratie islamique, dont n’est
pas Mahmoud Ahmadinejad, avec un semblant de démocratie. Un
réseau d’institutions non-élues, dominé par le pouvoir tout
puissant d’un " Guide Suprême " est
contrebalancé par un Président et un Parlement élus par le
peuple mais dont les pouvoirs sont fortement limités.
A la tête de l’Etat est en effet le " Guide
suprême ", membre premier de la théocratie islamique
et des institutions élues ou non élues qui dirigent l’Iran.
Son rôle constitutionnel est fondé sur les idées de l’Ayatollah
Khomeini qui l’a placé au sommet de la structure du pouvoir. Le
Guide Suprême, actuellement l’Ayatollah Ali Khameini, désigne
et nomme les membres du " Conseil chargé de la
sauvegarde des intérêts supérieurs du régime "
(appelé aussi le Conseil de discernement ou Expediency Council),
la tête du " Pouvoir Judiciaire ", six des
membres du très puissant " Conseil des
Gardiens ", le Secrétaire du " Conseil
Suprême de Sécurité Nationale ", les Commandants de l’ensemble
des " Forces Armées ", les Chefs de la
Prière du Vendredi et les Dirigeants de la Radio et de la
Télévision. Il confirme également le Président élu. Le Guide
Suprême est choisi par le " Conseil des
Experts " parmi ses membres...
...
488 mots sur 1.471
La
version complète de cette analyse, comprenant 1.471 mots est
accessible à nos abonnés du Club Strategic Road
|
Si vous souhaitez acquérir un droit de reproduction de cet
article, merci de contacter
Strategic-Road.com - If you would like to reprint this
article, thank you to contact
Strategic-Road.com.
Copyright © 1997-2005 Strategic-Road.com - Tous droits réservés,
All rights reserved - http://www.strategic-road.com +33 (0)4 76 31
01 86
|
|
|
|
|