elle est aussi l'expression d'une dimension inédite de la guerre, celle
La guerre_du_golfe, l'intervention américaine en Somalie ainsi_que les conflits dans l'Ex-yougoslavie avaient_donné déjà un aperçu de cette mutation.
de_même_que le lynchage télévisé d'une unité de l'US Army, ont_relégué au_second_plan la réalité politico-militaire de la guerre_civile locale. Concernant les évènements du Kosovo,
et information_dominance. Une telle polarisation de la réflexion américaine sur l'information pourrait s'expliquer par le bilan négatif tiré de la guerre du Vietnam
la dissuasion nucléaire ne suffit plus à Washington pour imposer ses vues aux autres pays sur les échiquiers géopolitiques, économiques, culturels et sociétaux. Seule une maîtrise absolue de la production de connaissances en_amont (circuits éducatifs) et en_aval (Internet,
qui affectent encore ces institutions séquelles liées à la guerre d'Algérie,
interrogations collectives relevant encore de la seule gestion de crise. Les guerres du cognitif opposent des capacités à connaître
dans un rapport (au demeurant classique) du fort au faible et inversement. Les multiples formes d'affrontement
David doit vaincre Goliath. 2. Du combat asymétrique à la guerre_cognitive Depuis les attentats de New_york et Washington,
la Maison_blanche affirme de_manière péremptoire la domination sécuritaire des Etats-unis sur les affaires du monde
révolutionne aujourd'hui la problématique des antagonismes entrevus depuis le Pentagone. Désormais les adversaires des Etats-unis sont_réduits à_un affrontement du faible_au_fort. Cette situation conduit les Américains à développer aujourd'hui une réflexion nouvelle sur la stratégie du fort au faible. Officiellement,
ainsi_que sur les opérations autres que la guerre (interventions civilo-militaires,
les Etats-unis sont_alliés officiellement de tous_les Etats d'Europe occidentale. Le développement de la société_de_l'information a_modifié profondément le cadre des conflits. L'affirmation de John Arquilla et de David Rundfeldt,
qui l'emportera dans les conflits de demain,
au_détriment_de l'empire dominant sera le fruit d'un combat permanent dans
lequel interviendra une multiplicité d'acteurs. L'originalité de ce combat est
spécialistes des conflits_asymétriques ou des guerres cognitives, ont beaucoup de difficultés à analyser le contenu de ces guérillas informationnelles. La raison est simple:
si les entendements initiaux de la domination informationnelle relevaient du seul champ militaire,
et tantôt comme des adversaires économiques. En_effet, la nouvelle grille d'analyse stratégique qui s'applique aujourd'hui aux relations internationales remet en cause une approche de l'information qui régnait jusqu'alors dans le_mode de confrontation idéologique entre l'Est et l'Ouest. Autrement_dit,
comment coexister en étant_allié conjointement géopolitique et adversaire potentiel, ponctuel ou durable sur des dossiers majeurs de l'économie mondiale?
qui s'interroge sur les stratégies d'affrontement susceptibles d'apparaître au_travers d'aplications industrielles. L'irruption des nouvelles_technologies
s'agisse de batailles pour le contrôle des marchés de la connaissance ou d'attaques médiatiques via le support d'Internet,
ou d'agi. Les stratégies de dissuasion par l'information s'inscrivent comme la volonté
que ces manoeuvres ne revêtent plus un caractère inattendu ni même exceptionnel. Dans un cadre d'offensive généralisée,
et d'anticiper sur les stratégies de ses concurrents. Elle doit se préserver des attaques envers son patrimoine informationnel,
concurrentiels globaux. Loin des utopies originelles, la société_de_l'information a_engendré des luttes inédites sur l'échiquier de la compétition économique mondiale. En_effet, au temps de la guerre_froide,
. Quel_que soit l'objet des affrontements,
ou crises liées à une déstabilisation par un adversaire. La gestion du risque informationnel,
http://www.strategic-road.com/intellig/infostrategie/pub/information_valeurs_menaces_txt.htm
ou plutôt contre les résistances du déjà acquis et du déjà cru. L'information est quelque_part sur ce triple front
Une troisième ambiguïté porte sur réduction de l'incertitude et réduction du conflit.
Ceci suppose l'idée fort ancienne que les affrontements résultent d'une ignorance et
qu'une véritable connaissance mènerait sinon à l'harmonie des intérêts du_moins à la réduction des hostilités.
qui rapprochée et tout ébahie de se découvrir si semblable en toutes ses composantes ne pourrait bientôt plus se faire la guerre.
des esprits aussi, reprochent les premiers adversaires des industries de l'imaginaire raisonnant en termes de pouvoir sur le récepteur. De là découleront un contre-discours sur les nouveaux médias voués à l'expression
Ceci se reflète dans une vision de l'économie moins centrée sur la lutte_contre la rareté, la production et la circulation des choses que sur la répartition de l'information et du risque.
que la société dite de l'information se révèle être une société du conflit
n'a_échappé guère aux penseurs du conflit. Acquérir une connaissance vraie
et refusée à son adversaire,
mais aussi sur les plans de l'adversaire (qui sait souvent qu'il en est ainsi
Connaissez vous et connaissez l'adversaire
et jamais ne serez_vaincus en cent guerres.
et donc du temps (éventuellement de la capacité de faire perdre du temps à l'adversaire
Il peut être aussi très marginal dans_la_mesure_où il dépend de l'état des connaissances d'un adversaire ou d'un concurrent, plus de l'anticipation de l'effet de cette différence sur son comportement.
le seuil d'entrée sur le terrain du conflit s'abaisse en proportion. Quant_à la structure en réseau elle n'est pas seulement favorable à la souplesse, à la décentralisation, à la réadaptation perpétuelle, à l'économie de moyens,
qui utilise toutes_les possibilités de sa technologie. Les technologies de l'information sont intrinsèquement porteuses de possibilités de lutte,
moyens essentiellement technologiques de connaître le champ_de_bataille
et de plonger l'Autre dans le brouillard. L'infodominance est une différence (voire un différentiel) entre adversaires:
puis une réaction instantanée et ultra ciblée. Plus la capacité de modéliser l'affrontement,
l'infodominance devient programme voire utopie. Il ne s'agit plus du gain d'un avantage dans le conflit,
mais de la transformation des règles du conflit, voire au stade ultime de l'abolition du conflit (le règne des choses et du droit.
bref à garantir un monde zéro_défaut. À expulser ainsi la notion d'ennemi on s'expose au risque du retour de l'ennemi,
ou plutôt au danger de devenir le seul ennemi possible. Le paradoxe de l'infodominance apparaît double:
ou parce_que ses ennemis sont assez habiles pour l'intoxiquer
dont l'objectif n'est pas_de régner par l'infodominance. Il peut être de la combattre globalement (sous_forme d'une lutte dite anti-mondialisation ou anti-système,
puisque ledit système a l'obligeance de se désigner lui-même comme ennemi universel en puissance, responsable de tout, objet idéal de tous_les ressentiments).
et à mener une lutte à objectifs limités. Y_compris sous_la forme extrême du terrorisme, cette guerre_de_l'information par excellence,
qui consiste à viser les forces morales de l'adversaire par l'altération de ses forces matérielles
à motivations intéressées ou idéologiques (comme la mondialisation a_abaissé paradoxalement celui du conflit low tech,
ou de notre incapacité à imaginer une polémologie de l'information capable de traiter ces conflits informationnels comme des faits dont il faut déterminer les formes, les occurrences, la finalité, la genèse.
La meilleure façon de perdre une guerre,
http://www.strategic-road.com/intellig/infostrategie/pub/trace_traque_txt.htm
mais il lègue à la postérité une multitude de traces. Elles offriront un accès indiciel et dynamique à son histoire, à ses comportements (fuite ou attaque, adaptation aux conditions extrêmes, aptitude à la navigation
http://www.strategic-road.com/intellig/infostrategie/pub/desinformation_cyberconflits_txt.htm
et de leurs outils, ont_modifié différents aspects des conflits,
voire la manière de mener les conflits.
Avec leur avènement, l'information joue même un rôle central dans de nouveaux types de conflits,
qu'ils soient militaires, civils ou terroristes 1. La guerre au XXIE siècle, telle
sera peut-être une guerre_technologique 2,
quand nécessaire, les autoroutes de la désinformation. Bien_entendu, la désinformation a_joué toujours un rôle important dans les conflits et dans leur préparation. Près de nous,
donc être_reçue par tous. Ce_qui n'est pas sans poser quelques problèmes. Le développement des autoroutes_de_l'information implique de revoir la notion de conflits et, en_particulier,
la distinction entre conflits militaires et civils 1. Les cyberconflits n'impliqueront plus seulement les militaires. Leurs cibles seront
et conflits Si le rôle de l'information et des conflits change,
car la désinformation elle-même est complexe. Pour bien comprendre l'importance de l'information dans les conflits,
et de faire la guerre:
meilleure est la décision. En guerre,
les_nôtres et les_leurs. La guerre offensive de l'information a pour but d'affecter l'information circulant de_l'autre_côté ou vers l'autre côté,
de telle sorte que'leurs'décisions soient à'notre'avantage. La guerre défensive de l'information consiste à'les'empêcher de faire la même chose contre'nous'.
Dans la guerre actuelle avec des engins guidés ou intelligents,
bien_que l'information serve à percer le brouillard de la guerre,
la guerre_de_l'information est_entreprise elle-même une nébuleuse. Elle demande une connaissance de l'adversaire qui est bien_plus profonde et complète
que celle requise pour un combat physique. On doit savoir:
beaucoup moins si les capacités de l'ennemi à prendre de bonnes décisions ont_été_affectées de quelque manière. Les systèmes d'ordinateurs peuvent être conçus de_manière_à ressembler à des labyrinthes vers l'information réelle
. Si l'information est évidemment essentielle en_cas_de conflit militaire,
mais complexe, dans les conflits, on pourrait penser que la tâche de la désinformation est plus simple. En_effet,
et affaiblir un adversaire. La désinformation se distingue ainsi du mensonge, de la ruse, de l'intoxication, de la légende, de la rumeur, de la publicité, du bobard journalistique, du faux bruit, du trucage, de la rhétorique
Eux (les ennemis, les mauvais;
que notre lutte est bonne, efficace.
Les décideurs des ennemis doivent être convaincus
ou attaqué, selon le moment du conflit ou selon celui
. L'attaque peut être physique (militaire
le moment du conflit. Est-ce dans l'étape de préparation du conflit
ou pendant le conflit?
veut-on le conflit
et un degré tels_qu'il sera bientôt impossible (selon eux) de trouver un élément d'arme ou d'appareil militaire de toute taille, de combat ou non,
nouvelles armes, d'engins de surveillance hyper-sophistiqués, généralement automatiques ou commandés à_distance. Ils sont aussi les mieux outillés pour surveiller le_monde via le cyberespace. Ils ne s'en privent d'ailleurs pas,
Revolution of Military Affairs) inclut cette domination du cyberespace de l'information 2. Quant_à leur cyberespace civil,
au_préalable l'ennemi.
ainsi_que des armes nucléaires, chimiques et bactériologiques.
groupes_ethniques ou autres à_l_intérieur_d'un pays ou d'une région. Leurs forces sont_constituées généralement d'un mélange d'éléments industriels et préindustriels. Certains conflits dans ces zones sont remarquables par la manière
dont des combattants technologiquement très faibles ont_utilisé à leur profit les systèmes de télécommunications de leurs adversaires,
et la possibilité d'utiliser l'infrastructure de leurs ennemis. Des exemples concernent les créateurs de virus_informatique et certaines franges terroristes. Bien
directement associés à des conflits militaires, leur loyauté est changeante. Ils peuvent être très utiles dans des phases de pré-guerre, d'espionnage,
un moyen technique essentiel (si pas le seul) pour garder la domination économique et militaire du monde. Au niveau économique,
au_niveau_de l'équipement (cfr. Microsoft et Intel), est cependant dépendante des Etats-unis De la préparation à la prévention des conflits Au_vu_de tous ces paramètres,
qui visent à utiliser l'information comme instrument de confusion, de dissuasion, de déception et de persuasion ou plus exactement de'gestion de l'opinion_publique'.
ce_qui avait_été fait pendant la guerre du Vietnam'.
Dans le domaine des conflits, cela va du début de la crise à la préparation du conflit, à sa conduite et à ses suites.
dans la phase du conflit pleinement déclaré, l'information communiquée à des moments déterminants sur l'évolution du théâtre_des hostilités
et précisions sur l'évolution des conflits. Dans une société démocratique comme la_nôtre,
donc comme un outil important. Entreprendre un conflit nécessite
lorsque, après le conflit, les détails sur les circonstances de la guerre_du_golfe ont_été_révélés,
alors_que l'on a_caché les_tonnes de bombes lancées en tapis sur l'Irak dans les derniers jours des conflits;
mais les réactions des médias et du public ne se sont pas faites attendre. On n'a plus confiance dans les informations fournies par les militaires. On l'a_vu bien lors de la guerre du Kosovo,
La prévention des conflits Si la désinformation est difficile à mettre_en_oeuvre,
Il s'agit de la prévention des conflits face_à un adversaire potentiellement belliqueux.
alors être_utilisée notamment comme moyen de dissuasion.
le_monde a_vécu avec la menace d'un conflit nucléaire. Néanmoins, cette arme,
aussi comme une arme de dissuasion. Celui
et affaiblir un adversaire (le dissuader d'attaquer).
Quant_aux terroristes, leur possession possible d'armes nucléaires, chimiques et bactériologiques restera encore longtemps dans le champ de la désinformation.
aujourd'hui, la dissuasion nucléaire n'est plus crédible,
la dissuasion informatique devient plausible. La bombe_informatique est en_train_de naître. Elle provient de la nécessité de remplacer la dissuasion nucléaire par une autre dissuasion. La plupart des responsables politiques
que la dissuasion nucléaire a_été un facteur important de non agression directe entre les grandes_puissances pendant un demi-siècle. Il faut
Tout_le travail mené actuellement consiste à développer cette puissance de l'information pour en faire une véritable arme de dissuasion mondiale.
qu'il y ait une dissuasion
Le problème se pose donc d'une dissuasion par l'informatique, le savoir et la connaissance'.
La désinformation jouera donc un rôle dans les nouveaux conflits.
J'ai mis l'accent sur les conflits militaires.
L'extrapolation aux conflits civils, économiques est évidente.
2-L. Murawiec, La guerre au XXIE siècle (Odile_jacob, Paris, 2000.
6-F.-B. Huyghe, L'ennemi à l'ère numérique (PUF, Paris, 2001.
L'information, c'est la guerre (Sous_la direction de F.-B. Huyghe)( Panoramiques, 2 e trim.
Menaces, conflit, information:
tout comme le terme mal défini d'infoguerre (même_si l'information_warfare constitue une des piliers de la pensée stratégique U_s.).On objecte souvent que la vraie guerre suppose mort d'homme. C'est l'éventualité de la mort collective,
la guerre. Elle est cette province de la vie et de la mort
dont parle le sage chinois. On comprend bien en quel sens métaphorique est_employé ici le mot guerre. Le problème n'est pas linguistique. Il est idéologique. Il ne trouve pas sa source dans une réticence à admettre une évidence, à savoir
son détournement au service de finalités offensives (fabriquer des armes plus perfectionnées par_exemple). Pour le dire autrement,
L'élimination de l'aléa, du risque, de la friction et du conflit apparaissent comme des objectifs proches.
Dans cette optique, penser le politique en termes de luttes pour le pouvoir, l'économique comme compétition pour des ressources et la culture comme expression de valeurs hétérogènes,
. Les sciences dites de l'information et de la communication répugnent à intégrer les phénomènes stratégiques d'infodominance, de guerre ou de chaos informationnel;
les'e-militants'antiglobalisation ou les associations anti Big_brother défendant les libertés via les nouvelles_technologies. Le retour du conflit L'hypothèse
que la société_de_l'information se révèle être celle du conflit du contrôle
les Nouvelles_technologies de l'Information et de la Communication bouleversent les conditions de l'affrontement. Elles permettent de nouvelles hégémonie. Elles facilitent destruction et chaos high_tech..
Conflit et Information.
bien_que le programme d'une société du partage et de la connaissance soit un idéal pacifique, les conflits subsistent.
que se produisent ces conflits d'un nouveau type.
toutes_les méthodes visant en temps de guerre à surveiller,
paralyser ou dissuader un adversaire,
le conflit est_régi par ces puissances invisibles, y_compris sous_les aspects d'utopies,
(mais ne déterminent pas) les manifestations du conflit. De_la_même_façon,
Ainsi l'information permet l'anticipation (prévoir la situation ou les comportements du concurrent ou de l'adversaire,
Même au temps de la guerre_du_feu, les adversaires cherchaient à s'impressionner,
telle l'intoxication qui s'adresse plutôt aux ennemis pour les leurrer, la désinformation
et affaiblir un adversaire,
ou encore l'attaque contre ses systèmes_d'information, etc. Qu'y a-t_changé-il de à l'ère d'Internet et de l'infoguerre, au_delà des facteurs évidents:
que les moyens de lutte et de contrainte connaissent le même progrès dû aux NTIC que les moyens de communication ou de production.
elles supposent une réorganisation y_compris de nos rapports_sociaux. Et notamment, du conflit. En somme:
Il est également qualitatif et structurel Les bouleversements portent sur les facilités, les fragilités et les finalités du conflit.
toute information peut-être truquée, altérée, traitée par un une utilisation du code numérique. Un virus remplace une bombe. Un modem suffit à rentrer sur le champ_de_bataille. Un forum suffit pour lancer une rumeur
qui n'ont plus besoin d'avoir le monopole de la violence légitime caractéristique de l'État, maître de la guerre.
Arpanet, ancêtre d'Internet avait_été_conçu justement pour résister à une attaque soviétique sur les systèmes de communication et commandement.
L'obsession américaine d'une attaque cyberterroriste qui paralyserait ses réseaux_informatiques, financiers, routiers,
gagner quelques secondes sur des réactions instantanées peut décider d'une guerre. Corollaire du corollaire:
États voyous, criminalité, dissémination des armes de destruction massive, terrorisme, infoguerre, menaces_asymétriques, périls menaçant les infrastructures critiques (notamment informationnelles), etc.
de paralyse de l'adversaire dans un cadre d'intelligence absolue (l'oeil de Dieu dirigeant le doigt de Dieu) Comme préalable de la force:
systèmes de surveillance et de détection des périls, mode de prévention ou de préemption voire dissuasion Comme organisatrices de la force:
la notion de guerre perd quasiment son sens. Comme transcendant la force:
ennemi/ami est_remplacé par anciens/modernes. Les adversaires sont ceux
Les conflits ne se déroulent plus horizontalement:
Via les nouvelles_technologies et les réseaux, les entités politiques affrontent les entités économiques (voir l'exemple d'Echelon qui reconvertit les moyens de surveillance de la guerre_froide dans la guerre_économique), des groupes privés, tels les hacktivistes,
la guerre comme emploi des armes, la révolution comme prise_du_pouvoir institutionnel, l'économie comme domaine de la concurrence pour des_biens rares, non du conflit, la communication comme moyen
que nous entrons aussi dans l'ère des stratégies_grises (entre violence et communication hégémonie et chaos, déstabilisation et contrôle, concurrence et conflit).
Il s'agit de traiter ces conflits comme des faits dont il faut déterminer les formes, les occurrences, la finalité, la genèse.
ce_que la polémologie entendait faire pour la guerre et le conflit physique.
une politique de l'autonomie technologique face_au risque de dépendance technologique, une politique des intérêts de puissance à_l'époque des offensives globales. Qu'est-ce que l'infodominance?
Il se réfère aux moyens essentiellement technologiques de connaître le champ_de_bataille
devient programme voire utopie. Il n's'agit plus du gain d'un avantage dans le conflit,
mais de la transformation des règles du conflit, voire au stade ultime de l'abolition du conflit (le règne des choses et du droit).
entraîne l'oubli des vieilles catégories d'ami et d'ennemi.
http://www.strategic-road.com/intellig/infostrategie/pub/logique_historique_terrorisme_txt.htm
et non des opérations militaires régulières et prévisibles. Il cherche à plonger l'adversaire dans l'incertitude et dans l'affolement par la menace.-
: l'acte terroriste, au_delà de son résultat tangible, ennemi assassiné,
selon les cas...Le terrorisme séculaire Le terrorisme ne se résume ni à l'emploi de la violence politique pour éliminer un adversaire, ni à la recherche d'un effet psychologique (la terreur),
mais aussi plus proches de la guerre ou de la guérilla par leur forme, apparaissent les premiers terrorismes nationaux ou indépendantistes. Ainsi,
l'Organisation révolutionnaire intérieure macédonienne (O. R. I. M) fondée en 1893 lutte_contre l'occupation ottomane,
tente d'internationaliser le conflit
Pour les autres, il tient lieu de guerre, de guérilla ou de révolution
à_qui manque d'armes, d'armées ou d'appui des masses.
l'hyperpuissance américaine lui déclare la guerre. De la dissuasion envers une puissance symétrique,
en fournissant un objet à tous_les ressentiments. À prévention sans frontière, guerre sans limites. Le chef_d'état-major de l'armée américaine,
dont ses moyens de destruction interagissent avec les forces adverses. Bombes à mèche contre guillotine, attaque d'avions contre bombardement,
armes de destruction massive et cyberterrorisme contre surveillance planétaire. Mais le terrorisme requiert surtout des moyens de transmission,
que sur les trois fronts. Le terrorisme est_pensé souvent en termes militaires voire policiers:
Un attentat est l'affleurement d'une contradiction, d'un conflit.
http://www.strategic-road.com/intellig/infostrategie/pub/strategie_dominance_txt.htm
et particulièrement les penseurs américains de la RMA (Revolution_in_military_affairs) remettaient en cause la notion de guerre.
Plus d'ennemis et d'alliés,
mais la lutte des modernes et des archaïques.
À les suivre, la guerre ne ressemblerait plus aux conflits mondiaux passés:
qui diluent complètement ce concept traditionnel de guerre. Il devrait
Donc la crainte du conflit.
Un nouveau mot valise'infoguerre'sert à désigner ces phénomènes d'affrontement de divers ordres (militaire, politique_économique,
nous nous entrons aussi dans l'ère des'stratégies_grises'(entre violence et communication hégémonie et chaos, déstabilisation et contrôle, concurrence et conflit.
que l'information est productrice d'ordre et de désordre, de domination et de chaos,
autant de facteurs décisifs dans l'affrontement des volontés organisées. Autant de raisons pour en appeler à une véritable pensée stratégique de l'information
'L'infostratégie est l'étude des conflits (modalités, occurrences,
et des changements régissant les rapports entre conflit et information.
Même_si on tend trop souvent à réduire la conflit à la confrontation des forces dirigée au service de finalités inconciliables, tout conflit,
. Certaines visent à l'acquisition (savoir plus_que l'adversaire
l'égarer) et_enfin il existe des stratégies de proclamation visant à faire partager ses croyances, ses valeurs, sa vision générale du conflit (propagande, persuasion, menace, influence,
En_ce sens, tout conflit armé se redouble nécessairement d'un conflit par,
et surveiller l'adversaire.
Toute guerre est donc nécessairement guerre du mensonge et des images.
ou simplifiée, pour les autres formes de conflit,
à l'exception peut-être des jeux et rivalités agonistiques où les adversaires s'entendent sur le respect de règles fixes (et encore:
L'infostratégie serait alors l'étude des conflits (modalités, occurrences,
mais, dans tout rapport de conflit, son usage restreint les possibilités de l'autre.
'Les changements De l'affrontement militaire ou géopolitique à l'économie dite d'infoguerre, de la délinquance à la protection de la vie_privée, on se bat avec
. À l'image iréniste d'une société_de_l'information pacifique, il faut opposer celle d'une société du conflit,
ou de dissuasion. Il est évident
que les moyens de lutte et de contrainte connaissent le même'progrès'dû aux NTIC que les moyens de communication
dont le conflit. Pour ne prendre que deux caractéristiques des NTIC:
du dérèglement épidémique aux origines incertaines et à la propagation incontrôlable. Le conflit obéira donc à des règles différentes,
les technologies de l'information sont intrinsèquement porteuses de possibilités de lutte,
et d'incitation à l'agression. Participer à la lutte, à_distance, anonymement, rapidement (c'est-à-dire
en jouant à_la_fois sur la lenteur de réaction de l'adversaire et sur le dommage
que l'information est productrice d'ordre et de désordre, de domination et de chaos,
autant de facteurs décisifs dans l'affrontement des volontés organisées. Autant de raisons pour en appeler à une véritable pensée stratégique de l'information. II) Le facteur stratégique L'émergence d'une mégastratégie:
de paralyse de l'adversaire dans un cadre d'intelligence absolue (l'oeil de Dieu dirigeant le doigt de Dieu) Comme préalable de la force:
systèmes de surveillance et de détection des périls, mode de prévention ou de préemption voire dissuasion Comme organisatrices de la force:
la notion de guerre perd quasiment son sens. Comme transcendant la force:
ennemi/ami est_remplacé par anciens/modernes. Les adversaires sont ceux
plus la possibilité de priver l'adversaire de toute capacité de coordination et d'information,
et d'ennemi était'obsolète'.
Il se réfère aux moyens essentiellement technologiques de connaître le champ_de_bataille
. L'infodominance est une différence (voire un différentiel) entre adversaires:
le but est de savoir'plus_que'l'ennemi. Ceci suppose de monopoliser connaissances référentielles, vraies et vérifiables,
il faut pouvoir modéliser l'affrontement,
l'inégalité absolue de la connaissance. Pour cela il faut pouvoir priver l'adversaire de cette même aptitude,
ou de perturbation. Et ce à_un point tel_que la différence de capacité produit une différence de statut. L'un des adversaires a acquis omnipotence, omniscience et ubiquité;
Or l'adversaire n'est_donnée pas une ou une chose,
devient programme voire utopie. Il n's'agit plus du gain d'un avantage dans le conflit,
mais de la transformation des règles du conflit, voire au stade ultime de l'abolition du conflit (le règne des choses et du droit).
entraîne l'oubli des vieilles catégories d'ami et d'ennemi.
bref à garantir un monde zéro_défaut. À expulser ainsi la notion d'ennemi on s'expose au risque du retour de l'ennemi,
ou plutôt au danger de devenir le seul ennemi possible. D'une certaine façon, le projet d'infodominance se présente comme une utopie en trois étapes:
au stade 1, les NTIC améliorent les outils traditionnels du conflit
organisationnel) à une puissance à_la_pointe_de l'évolution-au stade 2 l'infodominance ainsi acquise transforme la nature du conflit. Il devient nécessairement asymétrique et multiforme. Asymétrique Les acteurs n'ont plus le même statut (acteurs infra étatiques,
Le conflit devient multiforme.
elle prévient le conflit. Il disparaît au profit du règne des techniques. La société de contrôle planétaire gère paisiblement
ou le conflit actuel montrent les ratés des systèmes de surveillance, leur tendance à l'auto-emballement, leur vulnérabilité aux leurres, leur surprenantes déficiences face_au low tech
et de quelques ressources pour s'emparer de la technologie de l'adversaire
-Croire qu'il n'existe plus d'ennemis et
tout contrôler est le meilleur moyen de devenir l'ennemi de tout_le_monde,
mais également permet de limiter les conflits.
qu'un rival se soumette sans combat,
ou après une esquisse de combat ne menant pas à l'usage le plus extrême des armes naturelles.
même pas forcément de la combattre globalement (sous_forme d'une lutte dite anti-mondialisation ou anti-système),
Donc de mener une lutte à objectifs limités d'autres modèles culturels de conflit_informationnel.
ce_qu'il en sera des rapports_de_force et_comment se résoudront les conflits ouverts.
http://www.strategic-road.com/intellig/infostrategie/pub/intelligence_eco_guerre_information_txt.htm
Le fait qu'un allié soit éventuellement désigné du doigt par les medias comme un adversaire économique,
qu'un décideur doit élaborer pour contrer une concurrence particulièrement agressive. Dissocier l'ingénierie de l'information des logiques d'affrontement peut conduire à des erreurs majeures. On ne contre pas les procédés de conquête commerciale d'une firme aussi séduisante que Microsoft
manifestent collectivement le désir de se former à la guerre_économique,
et créatrices d'emploi. Les conflits économiques liés à la société_de_l'information
que fut_conçue la grille de lecture sur la manière de mener la guerre par/pour/contre l'information,
ce_qui a_incité l'équipe d'Intelco à lancer en 1997 une école de guerre_économique 5 (EGE).
d'affrontement liées à la société_de_l'information. C'est la raison pour
Le PDG de Belvédère S_a a_relaté devant l'assistance comment l'action de son entreprise avait_perdu les trois quart de sa valeur à la suite de campagnes de rumeur savamment orchestrées.
Cette entreprise moyenne est la première en France à subir ce type d'attaque de_la_part d'une entité spécialisée dans le conseil.
avaient_revendiqué des opérations de cette nature. Citons pour exemple les campagnes médiatiques de Greenpeace contre Shell à_propos des risques encourus par le coulage d'une plate-forme pétrolière en mer_du_nord. De son côté,
la compagnie Air_france a_été l'objet au_milieu_des années 90 d'une série de protestations orchestrées par une association prônant la lutte_contre la vivisection. Les manifestants accusaient le transporteur aérien de convoyer sur ses lignes
stratégie et la manière de gérer ces nouvelles formes d'affrontement économique. C'est l'essentiel du message délivré dans l'ouvrage 6 que
par des économies de combat. Daniel Rouach a reproduit une classification presque similaire dans le_monde_des entreprises
une entreprise guerrière n'hésite pas à attaquer ses concurrents par_tous_les_moyens. L'enjeu de la guerre_de_l_information Le poids croissant des sources ouvertes comme facteur-clé de déstabilisation du partenaire-adversaire implique une réflexion
Cette bataille commerciale naissante entre la grande_distribution et l'industrie agrochimique qui fabrique les produits à base d'OGM,
. 1-Directeur_de l'Ecole de guerre_économique (www. ege. eslsca. fr). 2-Rapport publié en 1994 par le Commissariat Général du Plan à la Documentation française
5-L'école de guerre_économique est un département de l'ESLSCA, située 1rue de Bougainville 75007 Paris. 6-Christian Harbulot et Jean Pichot-duclos,
http://www.strategic-road.com/intellig/infostrategie/pub/frappes_informationnelles_txt.htm
l'offensif prime sur le défensif par Christian Harbulot, Dans le passé, les affrontements économiques ont_été_dominés par des pratiques offensives d'origine militaire. Le renseignement primait alors sur l'information comme valeur d'usage
qui a_démontré l'importance majeure de l'information dans la conduite d'un conflit. Le chef_d'escadrille américain
qui a_commandé le premier assaut aérien sur Bagad fut très explicite sur ce point
en déclarant en 1991 à l'école de guerre navale:
et trois officiers de sécurité pour la livrer sur le champ_de_bataille;
. Internet et le combat par l'information Le passage de l'ancienne à la nouvelle_économie modifie la nature des affrontements économiques et concurrentiels pour une raison essentielle:
que l'attaque par les méthodes de renseignement traditionnel. Il existe un écart entre la connaissance des projets de l'entreprise adverse et la déstabilisation de son activité par des manoeuvres insidieuses de guerre_de_l'information. Dans une opération d'espionnage_industriel,
les effets d'une attaque sont perçus le plus souvent à moyen et long_terme. Dans une opération de guerre_de_l'information,
le résultat d'une attaque est vérifiable en temps_réel
Monsanto a_vu son business-plan compromis par une campagne de protestation relayée par Internet. Ses experts
car son offensive juridique a_échoué. Les juges américains ont_donné raison au détracteur du modèle Cobra
et la Nouvelle_zélande, illustre bien la complexité des rapports_de_force géoéconomiques. Avant 1917, un adversaire géopolitique pouvait être_allié aussi un économique. En 1914,
le premier partenaire commercial de la France était l'Allemagne. Cette règle s'est_inversée aujourd'hui. Un allié géostratégique peut devenir un adversaire
dès_lors_que le rapport_de_force économique prédomine dans la recherche des facteurs de puissance. Certaines entreprises ont_intégré cette nouvelle_donne dans leur logique de guerre_économique. C'est le cas dans l'affaire Lopez. En décembre 1992,
non_seulement victime d'une sévère attaque de son image
et masquait en partie l'intérêt de la visite de M. Védrine. Les débordements géoéconomiques de la guerre_de_l'information ont le mérite de souligner l'importance majeure de la communication dans les contextes de guerre_économique
du_fait_de la mutation des affrontements économiques engendrée par les Nouvelles_technologies de l'Information et de la Communication (NTIC).
que ce soit dans la création des war_room au_sein_des administrations les plus exposées aux phénomènes de guerre_économique
Face_aux différentes formes de piratage, aux multiples rumeurs et actes de désinformation orchestrés par l'intermédiaire des groupes de discussion, aux attaques par chaînes d'e-mails,
où la posture de combat doit être permanente,
qui s'appuient sur les technologies actuelles pour décliner des actes de combat ancestraux,
que les conflits. Ils sont,
il_y_a des manuels de guerre
et des recettes pour tromper l'adversaire.
des spécialistes de l'action secrète et de l'offensive idéologique s'attaquant à une opinion internationale instable, un camp au_moins,
'L'entre deux guerres a_été_marqué par l'hallucination des masses à_l'échelle industrielle.
et des images afin_de diviser ses ennemis,
et affaiblir un adversaire.'-
qui est_délibérée la fourniture d'éléments de décision erronée à l'adversaire. La première n'est possible
-'Et affaiblir un adversaire':
'la désinformation est_utilisé un instrument dans un conflit. Elle diminue les capacités offensives de l'Autre,
. dont la finalité est d'obtenir l'adhésion. C'est pourquoi elle recourt si facilement à l'imputation d'actes ou d'intentions inavouables à l'adversaire,
pour autant_qu'elles ne sont_dirigées pas contre un adversaire. Partant de cette hypothèse,
Malgré_tout cela, nous savons que la présence de centaines de caméras libres sur le théâtre_des_opérations ne garantit pas que nous soyons_trompés moins qu'au temps de la guerre de Crimée ou_qu'Internet,
de moyens de lutte par les mots, les images et les bits électroniques, dans une gradation des peines qui comprennent aussi le virus_informatique, l'altération de données, le déni d'accès
'Les stratèges du Pentagone rêvent de cyberconflits, de paralysie des infrastructures informationnelles de l'adversaire,
Mais il craignent que l'hyperpuissance américaine ne soit à_la_merci_de sabotages et d'attaques informationnelles d'autant plus redoutables
difficile pourtant de croire aux purs effets du hasard. Une guerre grise Au final,
Elle se généralise avec les conflits tous_azimuts:
http://www.strategic-road.com/intellig/infostrategie/pub/theorie_secret_txt.htm
La lutte par, pour et contre le secret s'aggrave.
derrière les paravents médiatiques, sévissent puissances occultes, services spéciaux, réalités et dangers dissimulés, faits ignorés. Secret et conflit Le secret,
les'yeux'des satellites_espions)- Les luttes quotidiennes des internautes pour le droit_de crypter, contre le traçage,
et le fichage, pour la protection de la vie_privée-La place dans les doctrines militaires et géostratégiques de notions comme la domination informationnelle,
que ce soit dans le cyberespace ou l'espace stratosphérique-Les multiples affaires de guerre_économique de l'information:
qu'il faut des moyens de lutte
ou une initiative inattendue. La quête du secret oscille ainsi entre la protection contre une catastrophe (répression, offensive adverse, colère divine, honte,
leurrer, incapaciter l'adversaire comme disent les militaires Parfois, plus subtilement,
ou une ligne_de_code informatique interdisant la duplication. Le secret, à la frontière entre apparence et réalité, licite et interdit, défenseurs et ennemis,
initiés et profanes est sous_le double signe de la lutte et de la quête:
le secret est_lié au conflit
et n'est pas moins inhérent à la vie_sociale. Il n'y a pas plus de société sans conflit que sans secret, au_moins sous une forme atténuée, rituelle et culturellement acceptable. Même_si, une_fois encore,
il intervient comme enjeu du conflit (la lutte_pour connaître le secret
ou des objectifs pour mener l'offensive) ou comme pratique d'évitement du conflit
la conservation d'un avantage contre l'adversaire. Dès la Renaissance, la pensée politique européenne fait dans le secret une virtu ou un trait_de_caractère qui rend son possesseur plus redoutable
Ce sont les méthodes occultes du souverain, armes d'exception répondant à_des_fins exceptionnelles.
ou doit dissimuler. Mais aussi ce_que les_particuliers sont en mesure savoir des_particuliers. Ce système de régulation compliqué trouve sa clef_de_voûte dans le rapport du secret et du conflit ouvert. Comme le montre sa forme ultime:
la guerre. Le secret, vu d'un point_de_vue polémologique,
répond à une logique millénaire. Il fait partie des techniques de lutte par l'information
comme le conflit est celui de leur coopération.
du tourment ou de la honte. Mais on ne peut vivre sans. Pas_de religion sans initiation ou ésotérisme, pas_de guerre sans stratagèmes et espions, pas_de dictature sans police_secrète,
ou, au_moins amener l'adversaire à disperser ses forces,
etc. Enfin la valeur offensive du secret croit avec la vitesse des opérations. Que l'offensive en question soit un raid boursier, la diffusion d'un virus_informatique par un hacker,
qui dirigent tout_de leurs'chambres de guerre,
ce_qu'illustre l'actuelle doctrine stratégique des U_s_a..Elle s'articule autour de la notion de domination informationnelle
qui dispose sur le champ_de_bataille de capteurs perfectionnés, de satellites et instruments d'interception high_tech, de moyens de communication et réaction instantanée. Cette vision,
postule le'panoptisme'de l'armée dominante qui sait tout_de l'adversaire. Ce dernier est sourd,
aussi_bien par les drones qui circuleront sur les champs_de_bataille,
les facteurs qui poussent à la guerre généralisée du secret ne tiennent pas seulement à l'imaginaire des hackers ou à celui des généraux,
http://www.strategic-road.com/intellig/infostrategie/pub/information_war_position_txt.htm
ennemi. It is this point which seems to me most determining insofar as
who is the ennemi?
war is the element which takes it over on all the others to
the writings on the war compared to any reflexion on the strategy. In a developed
a military ally from an economic adversary. This input in the analyse of
absence of a'main adversary'modifies the attributes of the power. The military threat
the empire dominating over its vassals. L'influence économique et culturelle fait souvent jeu égal avec le pouvoir des armes. Economic
and cultural influence often makes equal play with the capacity of the weapons
operations of indirect influence, the superiority of the offensive management of the open_sources on the
a'cheap'weapon quasi without colatéral effect and nonlethal. The progressive mutation from the old
these criteria of resistance are the counterweight of the criteria of domination
-to fight against the domination on the trade electronic-to take up the
held by representatives of the nations as by researchers, and a war of
. This concept can be declined under an offensive angle:-
-to manipulate the competitors systems of knowledge-to mislead the adversary,-to
1, it can be also declined under an against-offensive angle:-
dissuade by information,-to counter-attack with the same weapons as the agressor.-
on the revolutionary war born from the war of Indochina and Algeria. It
de Guerre_économique 2,,
countries to answer by not offensive not revendicated initiatives. The principles of
this war of information in a report of weak to strong are relatively simple:-
war of information are very old (see Sun Zi and the Greek
elites, cases of resonance),-trotskyste school trotskyste (entrism, coring),-maoist school (combat
counter-information) These methods of combat by information were employed in an
a nuclear weapon. The United_states were at this moment the only power able
and of the contradictions of the adversary by targeting its points most
monopolistic commercial interests. The difference between these two types of war of
of combat are always the same ones:-
-to privilege as much as possible the principal contradiction of the adversary compared to
the adversary and to possibly l. endormir by a defeat envisaged),
-to encircle in an encerclement (to lock up the adversary adversary in
and the procedures. At the time of the Comintern, the war of
a war of information from the weak to the strong that was believed
non-existent for the ultralibal economists and the psychorigides of the speech on the war
fighting which seemed relegated to the ray of the accessories. The weapons
risques et conflits) rend vaine la sanctuarisation nationale,
la synchronisation nécessaires à la neutralisation des crises et conflits par la'préclusion'stratégique. La préclusion, rendue possible par la'numérisation'des forces_armées
et l'organisation du combat en réseaux informationnels (network_centric_warfare) synergiques et intégrés (intégration sensors-to-shooters),
et du soutien logistique. Les technologies de l'information apporteront également les moyens de la connaissance (de l'environnement et de l'ennemi)
qui permettront la surveillance constante de l'espace de bataille et la connexion permanente entre les forces de
combat et les bases de soutien. La guerre du futur est_caractérisée
1) technologique (intégration des technologies de l'information aux systèmes d'armes et rationalisation du C4isr=commandement, le contrôle, les communications,
qui permettent la perception du champ_de_bataille), 2) doctrinal et organisationnel (interarméité, RBA, intégration interagences et civilo-militaire, interopérabilité interalliée).
mais en_fait-il le paradigme central succèdant à celui de la dissuasion nucléaire?
'les alternatives à la dissuasion nucléaire 1-La dominance_informationnelle opérée par le contrôle de l'espace orbital
et l'importance accrue de ces systèmes dans les nouvelles formes de guerre numérisée (cf opérations contre l'Irak,
La domination du champ stratégique par le paradigme de l'information s'est_traduite par une montée en puissance du Space command,
-la conduite de la planification des campagnes spatiales;-
-contrer le déploiement d'armes de destruction massive dans l'espace. Le contrôle de l'espace domine désormais le rôle du Spacecom.
'et de'faire de l'espace un milieu de combat en lui même'.
Pakistanais ou Indonésiens) pose des problèmes de sécurité évident. La CNA consiste à inventer une nouvelle forme de guerre
Il s'agit de déterminer une zone de guerre différenciée de la zone attribuée à la Air_force
et d'autre_part elle codifie l'option unilatéraliste sur la base de l'affaiblissement du régime de l'arms control et de la dissuasion,
D'ores_et_déjà des programmes de véhicules orbitaux et de systèmes d'armes spatiaux antimissiles et anti-satellites font l'objet de recherche_et_développement La US Air_force prévoit les premiers essais du système antimissile de lasers
au_détriment_de l'option de la dissuasion (relique européenne du paradigme de l'équilibre des puissances perpétué par l'affrontement bipolaire).
que les États-unis adoptent dans un contexte globalisé où la dialectique stratégique avec l'adversaire potentiel
à même de faire_face aux conflits d'aujourd'hui et à la modernisation pour la sécurité du futur (abandon des plateformes traditionnelles, char/avion_de_combat/porte-avions.
et du scénario officialisé par le plan quadriennal (Quadrennial Defense Review, QDR, 1997) des deux MTW (Major Theater War) presque simultanés comme critère d'évaluation des forces,
c'est l'impossibilité d'assumer la totalité du'spectre des conflits'(full spectrum of conflicts.
La réalité conflictuelle d'aujourd'hui est loin des combats spatiaux et de la NMD,
la montée du facteur asymétrique'tire vers_le bas'les options stratégiques, vers_le boots on the ground et les opérations autres que la guerre (Operations Other
Than War, OOTW).
Tout conflit,
s'il est_traité par la dominance_informationnelle idéalement produira la préclusion et la neutralisation rapide de l'adversaire,
L'impératif de la discrimination dans des contextes conflictuels de_plus_en_plus'gris'limite considérablement les possibilités de l'attaque stratégique décisive.
La dissuasion nucléaire n'avait pas_d'emprise non_plus sur les conflits_asymétriques,
qui peuvent être_considérées comme des dérives'délinquantes'tant elles sont en_contradiction avec les normes politiques et juridiques communément admises jusqu'à_présent. Du déploiement d'armes dans l'espace,
ou l'utilisation à leur insu d'acteurs civils-humanitaires et médias-dans les opérations de guerre, on imagine comment l'impératif de la dominance
http://www.strategic-road.com/intellig/infostrategie/pub/ennemi_ere_numerique_txt.htm
L'ennemi à l'ère numérique.
Chaos, information, domination par François-Bernard Huyghe, Un virus_informatique fait des millions de victimes en proclamant:'
'et les généraux se vantent d'exécuter des guerres à zéro mort.
la guerre se veut humanitaire.
Nous voulions des technologies douces, voici des conflits durs.
Nous n'avons plus d'ennemi,
conflit et secret. Au_delà des sempiternels'dangers des nouvelles_technologies'(mon enfant peut-il se faire voler sa carte_bleue par un pédophile révisionniste islamiste sur la Toile?
voici les nouvelles formes du chaos et de la domination,
une autre violence se gère depuis une chambre de guerre,
la technique l'a_réalisée, avec des satellites, des drones, des avions furtifs, des télétransmissions depuis le champ_de_bataille, des frappes virtuelles et des armes intelligentes. La définition canonique de la guerre, conflit collectif, organisé, durable,
quand la guerre propre, immatérielle et en réseaux devient le prolongement de la technique par d'autres moyens,
et critères de puissance. La question est géoéconomique. Avec la guerre_économique,
la concurrence se fait conflit. Sabotage ou espionnage, intoxication,
la technique offre aux groupes en guerre,
les armes du faible pour mener actions militantes
cyberpunks, lancent des attaques. Plus déconcertant:
les affrontements ne se déroulent pas seulement sur un plan horizontal (État contre État, particuliers contre particuliers) mais'diagonalement':
que des États. Le conflit devient multiforme. Il_y_a un noyau_dur, des agressions bien repérables. Tels des actes,
ce_qui ressort à la manipulation de l'opinion. L'hégémonie invisible rend inutiles les attaques spectaculaires Dernière source d'incertitude:
À monde global, guerre totale?
Un monde sans ennemi Et pourtant!
. Contrairement aux générations précédentes, nous pouvons dire'Je ne mourrai pas à la guerre'.
grandi à_l'abri_de la dissuasion nucléaire,
ou des fins de l'Histoire sporadiquement claironnées désormais l'idée de fin de l'hostilité prend un poids particulier. Elle implique non_seulement:'
'Mais aussi'Nous n'avons plus d'ennemis.'
des mêmes savoirs ou des mêmes affects constitue le meilleur antidote au conflit.
Ne subsisteraient donc que des affrontements marginaux:
et la technique sur les choses. Arme, mesure, enjeu On voit se multiplier de bizarres conflits informationnels:
la révolution postindustrielle ne modifierait pas moins les modes d'affrontement que les modes_de_production ou de pensée...
La plupart des crises actuelles naissent de faits de violence, conflits armés ou non,
. Ces crises ou conflits nous incitent à repenser le rôle des technologies de l'information:
ou empêché les guerres. Et alors?
Nouveaux acteurs, nouveaux motifs économiques, politiques ou idéologiques de lutte, nouvelles méthodes, nouvelles armes.
Nos stratégies (nos luttes partagées),
bataille informatique, cyberguerre, cyberterrorisme, infodominance, infoguerre. Chez les Anglo-saxons, des dizaines de Pages_web initient les néophytes aux terreurs orwelliennes des Psysops
de la third wawe war et autres information_warfare. Une guerre aurait_éclaté
Cent batailles d'un type inédit commencent.
Leurs armes:
mais elles pourraient être_frappées par une attaque venue de n'importe où
elles seront à_la_merci_d'armes intangibles. Elles veulent démocratiser la technologie,
Car le conflit à l'ère numérique repose sur plusieurs conditions.
qui nourrissent nos luttes.
Faire dialoguer les admirateurs de Sun Tse (IV°siècle avant Jésus-christ) avec les branchés de Wired Magazine Chercher une logique et des constantes dans cette nouvelle forme d'affrontements.
http://www.strategic-road.com/intellig/infostrategie/pub/procedes_action_psycho_txt.htm
Depuis dix ans les forces occidentales sont_impliquées dans des guerres où les communautés s'affrontent au nom_de valeurs propres
et revendiquent une légitimité politique qui justifie leur combat.
Le sens de la guerre crée une guerre du sens par médias
La guerre du sens ne peut être_évitée
À typical characteristic of the current strategic situation is that the war of
the senses of war.
The war of the senses cannot be ignored.
Les conflits de la première moitié du XX°siècle et la période de guerre_froide contenaient en eux-mêmes leur sens.
et de convaincre l'opinion de la nécessité de préparer le conflit
n'implique pas l'adhésion immédiate de l'opinion_publique. Dans_le_même_temps, sur le théâtre d'opération lui-même, l'adversaire,
que chacun des protagonistes donne à sa guerre crée une véritable guerre du sens, confrontation de légitimités
qui encadre et justifie la confrontation par les armes. L'intervention_militaire de la communauté internationale,
en_vue d'empêcher l'extension du conflit,
ou d'empêcher la guerre,
celui des modes d'action de cette guerre, utilisé par les_uns et les autres,
et qui consiste à faire adhérer en faisant partager du sens. Elle tente d'expliciter le sens de la guerre
%2. LA MYSTIFICATION La mystification concerne les actions destinées à fausser le sens de l'adversaire. Elle peut rechercher l'affaiblissement moral de multiples audiences-cibles ou leur division, la mauvaise estimation par les responsables adverses des buts
laisser_faire ou inciter, sans le tromper, l'adversaire à une Loup Francart manoeuvre
tromper l'adversaire pour l'amener à une man'uvre
c'est-à-dire l'opinion_publique par l'intermédiaire des médias. La déception La déception concerne le domaine strictement militaire de la mystification. Elle concerne les mesures visant à induire l'ennemi en erreur grâce_à des truquages
prévenir ou fausser une man'uvre de l'adversaire
en trompant l'adversaire sur les objectifs de la man'uvre réelle et les forces
l'adversaire se trompera sur les réactions nécessaires pour contrer la man'uvre réelle. L'intoxication L'intoxication est_procédé un
elle vise directement la pensée de l'adversaire, agissant comme un véritable poison
en_cas_de conflit, au niveau politico-stratégique. Dans cette man'uvre, les médias ne sont jamais que les médiateurs entre,
que l'on tend à l'adversaire et dans
et d'agir de l'adversaire. Il se sert de l'habitude,
de la crainte, de l'orgueil, de la crédulité, de la doctrine, des méthodes de l'adversaire, bref de ses sentiments, de sa rationalité, de sa volonté pour le conduire à de fausses_manoeuvres. 3. L'ALIENATION L'aliénation
ayant_connu également le dérapage de la guerre psychologique en Algérie,
mise_en_cause de sa sécurité (sabotage, attaque des systèmes informatiques, vol de documents confidentiels), contestation de son autorité par_tous_les_moyens, discrédit de ses dirigeants
qui ne relèvent pas_des lois de la guerre. Il est nécessaire également de mentionner
ce_qui est_qualifié couramment de contre-propagande. Elle a pour but de se protéger des actions d'un adversaire visant à imposer son sens
protection contre les actions de propagande de certains belligérants peut ainsi utiliser La contre-information pour lutter contre les attaques par l'information d'un tiers, belligérant ou autre;
La contre-propagande visant à affaiblir l'effet de la propagande d'un adversaire,
mais cette_fois dans un contexte psychologique qui peut être très différent selon les cas. Dans_le_cadre_d'une intervention_militaire,
. Lorsque l'engagement implique un adversaire à vaincre,
http://www.strategic-road.com/intellig/infostrategie/pub/nmd_debat_transatlantique_txt.htm
L'absence de débat au_sein_de l'Alliance sur le nucléaire et la dissuasion, l'envahissement du débat par les guerres balkaniques,
et du recours à des armes lasers basées dans l'espace;
en renforçant et autonomisant la dissuasion.
'ou la'dissuasion discriminante')mais aussi par l'antimissiles.
'et plus rapide de la NMD et sans renégociation du traité ABM, a_avancé l'idée de la sortie du régime du contrôle des armes nucléaires par une réduction unilatérale,
'L'antimissiles redéfinit la dissuasion américaine La_défense antimissiles,
qu'elle permet de penser le passage de la dissuasion à l'action coercitive,
alors_que la guerre nucléaire de type MAD demeurait l'impensable.
La NMD tendrait à combler une case vide dans le spectre des capacités de dissuasion
'Les options militaires de dissuasion sont la capacité de déploiement et d'emploi rapide des forces, le déploiement en_cas_de crise,
'L'arme nucléaire vise à dissuader une attaque nucléaire,
'Ainsi l'antimissiles marque l'abandon des Etats-unis d'une doctrine fondée sur la dissuasion d'une attaque nucléaire par la menace de représailles nucléaires.
quand on considère la triade défense/dissuasion/coercition non pas comme une échelle de l'escalade,
si la dissuasion échoue,
face_à une menace (ou un risque) les Etats-unis lancent une attaque préemptive,
Cette'diffusion'de la dissuasion sur tout_le spectre des conflits (full spectrum), couplée à l'extension de l'antimissiles de théâtre (Moyen_orient,
faible possibilité de la discrimination dans des contextes conflictuels de_plus_en_plus'gris'(effacement des frontières public/privé, civil/militaire, criminalité/guerre, politico-juridique/idéologique...
Les menaces_asymétriques qui constituent les plus grands défis pour les Etats-unis sont les attaques terroristes sur leur territoire
ou contre les forces déployées à l'étranger, notamment par les armes NBC, les attaques contre leur'infostructure,
'et les attaques balistiques qui peuvent contrer la supériorité aérospatiale américaine.
L'émergence du facteur asymétrique limite considérablement les possibilités de l'attaque stratégique décisive.
'et de la Nation (promotion du rôle de la société civile dans la prévention et résolution des conflits, par_le_biais_des ONG, de la diplomatie privée, voire de la sécurité privée;
les moyens et actions défensifs et offensifs, voire préemptifs militaires. La dissuasion s'étend à l'ensemble du spectre des conflits
'La dissuasion et la coercicion de l'asymétrie sont_optimisées par l'intégration de tous_les systèmes impliqués dans la décision et l'action militaire, le'système des systèmes
c'est un moyen de contreprolifération et de protection mais aussi un moyen de lutte_contre l'acces denial sur terre, sur mer (et sur le littoral),
'D'ores_et_déjà des programmes de véhicules orbitaux et de systèmes d'armes spatiaux antimissiles et anti-satellites font l'objet de recherche_et_développement.
La US Air_force prévoit les premiers essais du système d'armes lasers basés dans l'espace (Space Based Laser, SBL) entre 2005 et 2010.
-le risque de découplage entre les Etats-unis et l'Europe-l'affaiblissement de la dissuasion-l'érosion du régime de désarmement et de maîtrise des armements. Le découplage peut exister
dont le régime d'arms control était un pilier. Les Etats-unis rétorquent que la protection contre une attaque NBC les rend plus capables d'intervenir en Europe
Les options navale et aérienne (Extended Air Defense, EAD) visant à contrer une attaque limitée de missiles peu sophistiqués semble être_favorisée l'option,
explique l'ambiguïté des deux principaux acteurs européens dont la dissuasion sera_dégradée
à une attaque d'un acteur'rogue
et l'équilibre nucléaire. A_ce_jour le système NMD envisagé ne met pas en cause directement la dissuasion française
qui est en cause mais également la dissuasion classique elle même. Ainsi le sénateur Joseph Biden estime
parce_qu'il'paverait la route vers_un changement à_l'échelle mondiale de la pure dissuasion vers_un consensus pour un mélange d'attaque et de défense'.
'Conclusion L'insertion des Européens dans une option unilatérale américaine pensée dans_le_cadre_d'une stratégie de domination systémique mondiale est un paradoxe.
et dégradent tout autant_que la NMD la valeur de la dissuasion dans le continuum de la maîtrise de la violence.
Vont-ils renoncer au langage politique commun fondement de la dissuasion mais aussi du système de sécurité collective et du droit_international?
http://www.strategic-road.com/intellig/infostrategie/pub/theories_mediologie_polemologie_txt.htm
: entre médiologie et polémologie, entre information et conflit François-Bernard Huyghe Les cinq textes de François-Bernard Huyghe qui suivent ont_été_publiés entre 1997 et 2001 dans'Les cahiers
de croire et de savoir. L'ambition de l'anthologie ci-dessous est d'étendre cette réflexion au conflit (sous sa forme guerrière notamment).
1 Comment imagine-t-on l'ennemi à l'ère de la télévision et d'Internet?
1 Voir l'ennemi Publié dans les Cahiers de Médiologie n°3, Anciennes Nations, nouveaux réseaux,
l'ennemi visible, évoqué,
dont les antagonistes concrets sont la haïssable incarnation. Il existe cent théories de la violence ou du conflit;
l'objet de ses hostilités de groupe est nécessairement un objet représenté
persuadent chacun que les troupes d'Océania remportent des batailles chimériques
ou repoussent des agressions imaginaires d'ennemis virtuels. Est-ce si invraisemblable?
les reportages de télévisions commerciales sur une malheureuse affaire de drapeau planté sur un caillou ont_manqué de déclencher une guerre gréco-turque dans un grand crescendo d'exaltation nationaliste
. Mais ceci reste dans le domaine de la propagande, grande simplificatrice qui réduit le_monde à nous et eux. L'adversaire unique, à_la_fois cause de nos malheurs et objet de nos projections,
et écoutent CNN ne peuvent pas vraiment se faire la guerre. Version cyber:
que l'on éteigne son poste pour courir au combat. L'exemple toujours cité,
celui de la guerre du Vietnam nous rappelle les ambiguïtés de la première guerre dans le living-room. Même_si,
Par le simple rappel que la guerre tue des boys,
Regardez frappé d'horreur les scènes de guerre
et vous deviendrez un avocat de la paix...Lors des conflits de la Grenade et de Panama, avec moins de succès aux Malouines,
'une bonne guerre est_abstraite une guerre et propre,
donc se développer. De tous_les qualificatifs sur la guerre_du_golfe, guerre vidéo, guerre sans images, guerre en_direct, guerre-spectale, guerre du mensonge,
c'est encore celui de guerre sans victimes
qui nous font abhorrer l'ennemi et à ceux
ou inhiberaient ne peut qu'occulter l'importance de la catégorie d'ennemi. Tuer sans haine Les armées ont_tenté toujours de produire des guerriers si discipliné
il existe un idéal du soldat citoyen luttant contre son adversaire sans le détester, ne voyant en lui qu'une victime égarée des tyrans
que l'on nomme les armes:
Tous ont pourtant en_commun d'avoir un ennemi.
Le soldat n'a nulle peine à connaître l'ennemi que l'instance souveraine lui a_assigné et
laquelle ironise Voltaire suffit longtemps à marquer cette distinction. Pour le soldat voir l'ennemi,
de modéliser la bataille,
voir l'ennemi d'assez près pour l'atteindre,
qu'avec des algorithmes. Le droit_de savoir qui vous tue est_réservé aux guerres entre pauvres. C'est
censé ne pâtir du conflit que par contrecoup, accident ou violation des lois de la guerre,
ou de communions rituelles. Mais l'ennemi ne nous définit pas que pendant la guerre;
en temps de paix, la commémoration de nos morts, nos souffrances ou nos victoires est inséparable du rappel de nos ennemis. Le citoyen peut condamner moralement la guerre en_général ou,
historiquement, critiquer la stupidité de tel conflit particulier,
mais il ne peut douter de qui furent ses ennemis. Il n'y a pas_de mémoire nationale sans trophées sculptés,
champs_de_bataille signalisés et monuments à la victoire,
en nous rappelant que'nous'avons_résisté aux Romains, ne participe à la célébration iconique du conflit fondateur. Plus sérieusement,
quelle nation peut se dispenser de célébrer sa guerre,
fut-elle une guerre d'indépendance?
Qui furent nos ennemis nous dit qui nous sommes.
Notre ennemi privé, nous l'identifions sans peine.
non moins souvent formalisé, de la lutte
qui il peut être fait appel à la guerre et plus seulement à la lutte;
'L'ennemi particulier et une personne qui cherche notre mal et
l'ennemi public forme des prétentions contre nous,
que si l'ennemi public entend fonder en droit
la disparition d'un peuple) en un conflit échappant à toute instance supérieure c'est
que la guerre est une écriture pour l'histoire:
elle doit implicitement assurer aux générations suivantes la perpétuation paisible de ses résultats. La guerre vise une paix où notre trace recouvrira la_leur,
la possibilité de la guerre fonde la catégorie de l'ennemi. L'idée d'ennemi C'est une conception fort claire pour
qui sont ou_bien en paix ou_bien en guerre, situations
le conflit politique doit être agonal
il_y_a tout simplement guerre_civile
tant_que la guerre subsiste comme virtualité) et le choix de l'ennemi, choix
mais seul le politique suppose la guerre comme condition d'existence et la distinction de l'ami et de l'ennemi public comme polarité. Ni la paix effective,
ni la neutralité d'un État, ni la capacité concrète qu'aurait le politique de réduire le conflit à sa forme agonale,
réglée, non mortifère ne sauraient infirmer ce principe. Il l suffit à la guerre d'être éventuelle
qui a_connu simultanément ou successivement la guerre révolutionnaire (l'identification de l'ennemi intérieur et de l'ennemi extérieur au nom_d'un affrontement final à_l'échelle_de la planète),
la dissuasion (le confinement de la guerre aux marges de la non-guerre globale) et la guerre humanitaire-policière (la guerre faite au nom_de la communauté internationale par les technologiquement développés contre des pays pauvres mais'criminels'.
'Vivre sans ennemi,
croire que la guerre serait apocalyptique
n'avoir qu'un ennemi,
à sa véracité ou à une supposée annulation de l'événement. Elle contribue plutôt à une désorientation globale. C'est d'abord la catégorie de la guerre
qui nous apparaît plus floue. Non pas tant l'horreur de la guerre:
ou si banales. Mais ces sont la distance et le temps de la guerre
qui nous apparaissent à_la_fois trop proches et trop lointains par un véritable effet d'écrasement. Le conflit Et à cela,
puis le'recadrer'ne peut pas_grand_chose. Une loi millénaire voulait que la guerre soit,
bien_plus qu'une lutte ou une bataille, une activité organisée
quand toutes_les guerres commencent à 20 heures,
quand guerre_civile et guerre nationale, guerre proche et guerre lointaine, escarmouche ou bataille décisive ne se distinguent plus_que par la puissance éphémère de leur impact visuel et de leur force émotive. Et comme de_surcroît,
'toutes_les guerres deviennent égales,
alors face_à cette étrange guerre globalisée,
De même la catégorie de l'ennemi devient pareillement problématique.
mais jamais ennemi possible, pas plus_qu'il ne sera un hôte en puissance. Sa souffrance
je ne peux pas avoir d'ennemi,
les médias sont des armes
les armes sont aussi des médias.
Pareille image refléterait plus_qu'un constat banal-les médias peuvent être_utilisés'comme'des armes,
-ou encore-la guerre est aussi une médiation.
Il se pourrait que la parenté entre armes
D'où l'apparition de ces arts'tout_d'exécution'que sont la transmission et la guerre.
communication contre conflit, action sur l'esprit versus action sur le corps, ordre de la signification opposé au désordre de la destruction, vecteurs de l'information
tandis_que les armes seraient des instruments pervers mais susceptibles d'un bon emploi (guerre juste, défense).
celle qui mutile et qui tue, n'est rien sans transport et intelligence, sans savoir-faire technique et organisation, sans des modes symboliques d'identification (nous/eux, notre armée, l'ennemi, etc..)
que pour gagner une guerre,
la guerre est un rapport collectif, symétrique,
pour la distinguer des luttes
ou conflits en_général, suppose des groupes organisés, plus des instruments spécifiques,
les armes. Même_si elle se place sous_le signe tragique de la mort collective acceptée (au_moins comme éventualité),
la guerre requiert
la menace, la parade, la mobilisation et surtout la désignation de l'ennemi. Là encore, sa dimension spécifique l'hostilité, irréductible aux actions qui en résultent ou aux affects
fidélité et obéissance à son propre groupe) apparaît comme un fait de croyance nous renvoie aux mystères de la transmission. Le but de la guerre ne consiste pas nécessairement à exterminer plus d'hommes à l'adversaire
la guerre est avant tout un langage
qui révéleront la finalité de la guerre:
que tel nouveau média doit exercer dans la lutte des valeurs
s'il combat le vice ou la vertu. Sur la ligne_de_front des Lumières, l'armée des mots imprimés,
bien rangés en ordre de bataille fait reculer l'ignorance et l'obscurantisme. Pour les pessimistes contemporains,
les armes invisibles des médias violent les frontières de l'intimité, envahissent les esprits
. Si l'on va par_là, le vocabulaire agressif de la'pub',avec ses stratégies, ses créneaux, ses campagnes,
qui n'est pas sans similitude avec celle des armes. Guerre
et nous imposent leur propre temporalité. Guerre
et les massacrer comme les convaincre), la guerre requiert une symétrie originelle (celle des belligérants) et une dissymétrie finale (celle du vainqueur et du vaincu),
pourtant intempestif de faire des parallèles entre machines à communiquer et machines de guerre?
. Elles ne prendront leur sens que par l'action des servants et adversaires, par leur intelligence stratégique ou la dynamique de leur enthousiasme..
3 Croire contre Croyances en guerre L'effet Kosovo N°8 Deuxième semestre 1999, Numéro spécial,
Gallimard Qui est l'ennemi?
question politique de la guerre. Qui est la victime?
question éthique, humanitaire. Quelle est la question médiologique de la guerre?
Nous ne faisons plus la guerre que par amour de la paix,
rencontre plusieurs manières de traiter de la guerre,
. Pour le militaire, la croyance participe de la guerre psychologique:
désinformation, censure, propagande, offensive médiatique agissent sur des convictions à susciter
. Armes et informations Pour le médiologue, c'est d'abord un problème de performance:
mais ne détermine pas. À s'en_tenir_là, l'analyse du discours de la guerre
ou sur la guerre ne différerait guère de l'étude des autres formes du faire_croire. A ne croit pas les mêmes choses que B qui partage la même médiasphère,
que suscite la guerre du Kosovo suffiraient à infirmer toute assimilation naïve du medium à l'idéologie. Il y aurait seulement à réfléchir au bien
qui caractérise la guerre gagne le_monde_des représentations mentales;
plus_que différentes ou concurrentes, elles deviennent contradictoires et hostiles. Il se pourrait que la guerre soit le sujet médiologique par excellence,
mais aussi de croire-contre. Ceci est implicite dans la définition même de la guerre,
conflit collectif armé,
ou plutôt aux différentes catégories d'informations dans la guerre. Dans tous_les sens du mot:
L'insistance morale sur la sauvagerie de la guerre fait oublier combien elle requiert l'usage intelligent d'informations.
et d'en priver l'adversaire,
et plonger l'adversaire dans le brouillard de la guerre. Mais autant_que d'entendement,
la guerre est affaire de volonté. Le second type d'informations agit dans_la_mesure_où elles sont_répandues,
selon_que l'on s'adresse à son camp, à l'adversaire ou à des tiers (l'opinion internationale, par_exemple). De la propagande à la sidération Même la vieille propagande, telle
du_reste, née en réponse à la propagande de guerre et a_commencé par réfuter le mythe d'une science permettant de manipuler l'esprit des masses. Les stratégies de persuasion,
prennent avec la guerre une systématicité, une ampleur et une nécessité toutes particulières. Mais surtout un enjeu propre. Premièrement,
et de la_foi partagée. En temps de guerre,
Xénophon recommande de désorienter l'ennemi par de fausses nouvelles et de fausses embuscades;
Elle suppose le passage de la guerre des mégatonnes (la dissuasion nucléaire) à celle des mégabits.
et sidérer'(shok and awe) l'adversaire,
'la cible c'est la volonté de l'adversaire, ses perceptions et sa compréhension..(
qu'eurent les armes atomiques lancées sur Hiroshima
elle confirme à l'ennemi
omniprésents et omniscients, gérant depuis leur chambre de guerre panoptique une opération de télésurveillance éthico-policière. La dissymétrie est totale. Il_y_a ceux
'Or, comme le dit M. Libicki de l'Institute for National Security Studies'Sur le champ_de_bataille,
'Plutôt qu'une guerre zéro mort,
c'est une guerre zéro aléa
éliminer l'incertitude liée aux hasards du champ_de_bataille comme celle
où il faut parier sur les résultats du combat, sur les projets de l'autre, sur sa résistance, sur le comportement de ses propres troupes, etc..,
si la guerre du Kosovo a_justifié ce modèle technique et angélique:
un conflit réduit à_un traitement de données. L'existence même de pareilles doctrines, pendant militaire d'une l'utopie de la société_de_l'information, est un symptôme
Mais, au_delà de la pratique de la guerre, de la représentation de la guerre et de la pensée de la guerre, elle devra
aussi revenir à la théorie de la guerre et donc au politique.
La croyance saisie par la guerre Retour aux définitions.
La guerre'continuation de la politique par d'autres moyens'?
-la guerre est la forme la plus extrême du duel:
en_tant_qu'acte de violence destiné à imposer sa volonté à l'ennemi,
'le conflit des forces livrées à elles-mêmes'devrait aller aux extrêmes tant l'action
lié au concept pur de la guerre se trouve freiné par des obstacles concrets,
autant_que par les nécessités qu'impose l'objectif politique. Le politique est_lié à la guerre et comme cause finale
et comme limite qui la borne à ses finalités. La guerre ne s'explique pas entièrement par la nocivité d'un mauvais État ou d'une politique agressive,
ni par les manifestations d'une supposée appétence de notre espèce pour le carnage. La guerre et le politique se définissent mutuellement. Le politique est le domaine des activités communautaires
qui suppose la guerre comme forme spécifique de conflit. Possibilité n'est pas fatalité
et ceci n'implique en rien qu'il soit vain de chercher des solutions conventionnelles au conflit
. Pour Clausewitz'La guerre est conflit de grands intérêts réglé par le sang
et c'est seulement en cela qu'elle diffère des autres conflits.'
'Mais'en cela seulement'recouvre la décision du passage à la guerre et le recours à la mort collective, privilège du politique.
et ils l'ignorent. Elles ne nous mènent à l'hostilité que par_accident ou rivalité;
et nous placent en_situation_de conflit
bref de produire le moins de victimes possibles pour ne_pas participer au mal du monde. Il est noble de déclarer la guerre à la guerre
le sentiment d'hostilité n'est pas l'intention hostile
. Qui prétend parler au nom_des victimes doit se donner des ennemis
. Qui nie la guerre se condamne souvent à la revivre. Corollairement,
l'état de guerre n'est ni un simple degré dans la violence des moyens, ni l'exaspération de passions collectives,
que les autres parce_qu'elles supposent la possibilité de la guerre,
les mécanismes du faire_croire en temps de guerre en prennent un caractère particulier. Du stratégique au symbolique Il_y_a les variétés du faire_croire sous_le régime de la guerre
et la spécificité de la guerre même. Les médiologues y ajouter un troisième point_de_vue
celui de la stratégie. En_cas_de conflit, la croyance est_mobilisée,
leurs rapports ou ce_qui s'est dit au moment du Golfe. Dépouillons la guerre de ses aspects secondaires ou contemporains. Reste que, même sous sa forme la plus primitive,
qui réduisent la guerre à une addition de violence particulières,
qui empêche de s'identifier à l'autre. Pour faire_oublier combien la figure de l'ennemi ressemble à la_nôtre,
ou abstrait. La guerre du Kosovo nous a_fourni l'exemple d'un conflit où disparaît le corps de l'ennemi. Il est_nié par la distance (vu
et nié par le discours y_compris par le refus de la catégorie de l'ennemi. Voir Jamie Shea expliquer,
mais à_un tyran ou à_un principe. Bien_entendu il_y_a toujours contre-offensive. Ici c'est la télévision serbe
qui a les moyens de faire_voir la guerre:
la guerre est_devenue art de montrer
quelle guerre peut nous montrer quel médium?
On supposera que le spectateur ne se fait pas la même représentation générale de la guerre selon_qu'il voit à_travers les tableaux héroïques de Messonier
Qu'elle tende à réduire la guerre à une suite de malheurs particuliers,
qu'il n'y a pas'une'guerre vue par la télévision.
Entre le Vietnam où le téléspectateur découvre la guerre et les victimes
l'Irak où il voit une guerre sans victimes
et le Kosovo où il ne voit que les victimes et pas le front,
tout change. Le medium est capable de rendre la guerre plus abstraite, plus lointaine,
'mais aussi de la rendre proche, de nous interpeller avec un malheur qui se déroule dans notre salon..La lutte des croyances se poursuit dans le troisième monde,
nous pouvons définir la guerre comme un affrontement de symboles,
ni n'éprouvons les mêmes affects. Les seconds posent le problème de leur efficacité. Ils s'adressent à autrui, à l'adversaire en_particulier, au monde en_général,
toujours à l'histoire. La guerre s'inscrit dans un bizarre temps métaphorique. D'une_part elle réactive le passé,
et pour en exclure les signes et symboles de l'adversaire.
Le silence des armes (la paix, le désarmement matériel du vaincu) doit coïncider avec son silence tout court:
en revoyant le Vietnam à_travers Hollywood. Aux aléas de la guerre,
s'ajoute l'incertitude du duel symbolique. Incertitude instrumentale:
et mènent leur lutte autonome. Dans l'ignorance des croyants, ceux
qui revivent la bataille du Champ des Merles ou la résistance des partisans contre Hitler,
nos passés et nos symboles mènent leur propre guerre. 4 L'art de l'incertitude:
c'est le moins) Comment des combinaisons de lettres peuvent-elles déclencher une guerre,
soit à une mémoire physique, d'où risque de vol. On peut recourir à code sans trace. Ainsi, pendant la guerre du Pacifique,
l'issue de la seconde_guerre_mondiale et la révolution informatique. La guerre du plus Désormais la cryptologie envahit notre vie quotidienne,
Entre-temps, la guerre cryptologique du plus s'est_faite informatique.
et donc de ne plus les classer comme matériel stratégique, offre au citoyen les armes cryptiques
mais faire la part de nos affrontements
et symboliques. Pas_de conquête sans bataille. Contrôler des zones
savoirs ou affects grâce_aux technologies de l'information offre le meilleur antidote au conflit. Ne devraient subsister,
que des affrontements marginaux:
il se pourrait que l'expansion des technologies douces s'accompagne de conflits durs. Des conflits ayant l'information pour arme, pour enjeu et pour objectif. La guerre, degré suprême du conflit,
la forme canonique de la guerre,-entendue comme, affrontement durable et armé entre groupes entraînant mort d'homme-est_remise_en_cause,
tandis_que prolifèrent diverses formes de lutte mobilisant les technologies de l'information,
pour assurer une domination
dialectique des intelligences employant des forces pour résoudre leurs conflits,
Comment les doctrines gagnent-elles leurs batailles?
donc une_part de lutte. Il s'agit de vaincre la distance,
et se définissent par l'affrontement entre leurs représentations mentales autant_que par les procédures techniques par lesquelles ils transportent,
Notre propos n'est pas_de dénoncer les moyens de communication comme vecteurs de domination.
que requéraient déjà les formes les plus archaïques de guerre.
Nous les nommerons art de voir (au_sens_large d'acquérir une information vraie sur l'environnement, l'ennemi ou la proie),
(donc d'induire l'adversaire en erreur pour l'amener à des décisions erronées
. Il_y_a donc une'friction'de la communication (comparable à la'friction de la guerre
l'élément d'imprévisibilité qui limite tout plan de guerre),
ce_qui ne rend pas pour autant désuète l'étude de l'intention stratégique. De récents conflits nous ont_démontré
de la guerre du Vietnam (perdue parce_que les Américains voyaient les victimes qu'ils faisaient et celles de leurs propres rangs) à la guerre du Kosovo,
où règne l'obsession de cacher la guerre et la mort. Certes, depuis_toujours,
on a_diabolisé l'adversaire
ou peut-être une hypocrisie de la puissance dominante qui ne se justifie que par le refus de la force. Le sort d'une guerre dépend
que d'émouvoir par l'agencement du réel. La guerre était l'art de faire beaucoup de morts, ce
la doctrine militaire, notamment française, intègre désormais les opérations de légitimation du conflit:
c'est ce_que le_général Francart appelle'la guerre du sens. Ainsi, lors d'un séminaire de l'Otan en Bosnie en 1997,
les participants affirmèrent avec le plus grand sérieux qu'un des moyens les plus efficaces de contrer Karadzic serait de diffuser Alerte_à_malibu. Le vieux modèle de la guerre psychologique
ce_que nous avons_appelé l'art de voir. Le rêve de tout stratège-dissiper à son profit le brouillard de la guerre-paraît sur_le_point_de se réaliser par la conjonction des moyens d'observation (satellites, drones, avions-caméras),
et_enfin d'outils de transmission et de calcul qui permettent une gestion des opérations depuis une lointaine chambre de guerre. Le_général omniscient n'ignore rien de l'adversaire;
elle se résume en la direction d'armes intelligentes tombant du ciel. Elles produisent le maximum d'effet désorganisateur sur les ch