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Information,
valeurs, menaces
- par François-Bernard Huyghe, médiologue,
enseigne au Celsa ainsi qu’à l’École de Guerre Économique - 04/2002
Que l’information
soit une « valeur » semble évident. C’est une valeur au
sens de la théorie dite de l’information (qui en fait la mesure d’une
probabilité d’apparition), au sens économique (dans nos systèmes
qui fonctionnent grâce à la production et à la circulation de
connaissances et « d’états de conscience »), et même
au sens politique ou idéologique (l’idéal d’une
« société de l’information » caractérisée par les
réseaux, la souplesse, l’innovation, l’abondance, la liberté, l’unification
de l’humanité, etc.)
Mais
nous découvrons aussi, surtout avec les NTIC, que l’information est
productrice d’ordre et de désordre, de domination et de chaos, qu’elle
suscite des stratégies « positives » (de reproduction, de
rétention et de contrôle d’accès) et « négatives »
(de déception, d’intoxication, de falsification...) bref qu’elle
est génératrice d’utilisations hégémoniques ou incapacitantes.
Il faut donc repenser les propriétés de l’information, ce concept
qui pose plus de questions qu’il n’en résout et recouvre
plusieurs degrés de réalité : connaissance, messages,
mémoires, programmes...
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