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08/09/05
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Pas de rêve
américain
pour les pauvres, No
american
dream for the poors

Rapport
Mondial sur le Développement
Humain 2005 - ONU 07/09/05
"... L’inégalité extrême entre les pays et à l’intérieur
des pays est identifiée comme étant un des principaux obstacles au
développement humain..."
Human
Development Report 2005
UNO 09/07/05
"...Extreme
inequality between countries and within countries is identified as one of
the main barriers to human development..."
Extrait
: Inégalité
et santé aux États-Unis
" Les
États-Unis mènent le bal mondial des dépenses en soins de santé.
Par habitant, les États-Unis dépensent deux fois la moyenne de l’Organisation
de Coopération et de Développement Économiques pour les soins de
santé, soit 13 % de leur revenu national. Et pourtant, certains
pays qui dépensent beaucoup moins que les États-Unis ont une
population en meilleure santé. Les indicateurs de santé publique
aux États-Unis sont biaisés par des inégalités profondes liées
au revenu, à la couverture par l’assurance santé, à la race, à
l’origine ethnique, à la situation géographique et - ce qui est
grave - à l’accès aux soins.
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Les
principaux indicateurs de santé aux États-Unis sont bien en deçà de ce
que l’on pourrait attendre sur la base de la richesse nationale. En
particulier, les tendances au niveau de la mortalité infantile sont
effarantes. Depuis 2000, la baisse de la mortalité infantile, qui datait
d’un demi-siècle, s’est d’abord ralentie et ensuite inversée. Le
taux de mortalité infantile est aujourd’hui plus élevé aux
États-Unis que dans nombre d’autres pays industrialisés. La Malaisie—pays
où le revenu moyen est un quart de celui d’un américain moyen—a
atteint le même taux de mortalité infantile que les États- Unis. Et l’État
indien de Kerala présente un taux de mortalité infantile en milieu
urbain inférieur à celui des Afro-Américains de Washington, DC.
De grandes différences au niveau de la santé à travers les groupes
socioéconomiques expliquent en partie les résultats médiocres des
États-Unis par rapport à d’autres pays industrialisés. De la
naissance à la mort, les citoyens américains présentent d’énormes
divergences en termes de santé. Par exemple, les disparités raciales et
ethniques persistent— conséquences, entre autres, des différences de
couverture sociale, de revenus, de langue et d’éducation. Les mères
afro-américaines risquent deux fois plus de donner naissance à un bébé
de poids insuffisant. Leurs enfants ont deux fois plus de chances de
mourir avant leur premier anniversaire.
Les différences de revenu sont étroitement liées aux différences de
santé. Un garçon né dans une famille faisant partie des 5 % les plus
riches aura une vie plus longue de 25% que celle d’un garçon né dans
une famille comptant parmi les 5 % les plus pauvres.
De nombreux facteurs contribuent aux inégalités en termes de santé. La
couverture médicale en fait partie. Les États-Unis sont le seul pays
riche qui ne possède pas de système de sécurité sociale universelle.
Le mélange d’assurance groupe privée et de couverture publique n’a
jamais atteint tous les habitants. Si plus de la moitié de population
bénéficie d’une couverture par le biais d’une assurance groupe, et
si presque toutes les personnes âgées sont couvertes par Medicare, plus
d’un Américain non retraité sur six (45 millions) n’était pas
suffisamment couvert en 2003. Plus d’un tiers (36 %) des familles vivant
sous le seuil de pauvreté ne sont pas assurées. Les Hispano-Américains
(34 %) sont plus de deux fois plus souvent non assurés que les blancs (13
%), et 21 % des Afro-Américains n’ont pas d’assurance santé. La
couverture sociale varie également à travers les 50 États, selon la
part occupé par les familles à faibles revenus, la nature de l’emploi
et l’étendue du programme Medicaid pour les citoyens à faible revenu.
Plus que dans n’importe quel autre grand pays industrialisé, le coût
des traitements constitue un obstacle majeur aux États-Unis. Plus de 40 %
des citoyens non assurés n’ont pas à leur disposition de structure
régulière où ils pourraient bénéficier d’un traitement médical
quand ils sont malades, et plus d’un tiers d’entre eux déclarent qu’au
cours de l’année écoulée, eux-mêmes ou quelqu’un de leur famille a
dû se passer des soins médicaux nécessaires, y compris des traitements
recommandés ou des médicaments prescrits, en raison du coût.
L’accès inégal aux soins a un lien évident avec les chiffres en
matière de santé. Les individus non assurés ont moins de chances de
recevoir des soins ambulatoires, et risquent donc plus d’être
hospitalisés à cause de problèmes évitables. Une fois à l’hôpital,
ils bénéficient de moins de services et sont donc plus susceptibles de
mourir que les patients assurés. Ils reçoivent également moins de soins
préventifs. L’Institute of Medicine estime qu’au moins 18 000
Américains meurent prématurément chaque année uniquement parce qu’ils
n’ont pas d’assurance santé. Naître dans une famille non assurée
augmente d’environ 50 % le risque de mourir avant l’âge d’1 an.
L’accès inégal aux soins a également un effet marqué sur les
inégalités dans la santé liées à la race, qui ne peuvent être que
partiellement expliquées par les inégalités au niveau de la couverture
ou du revenu. Une étude montre que combler le fossé dans les soins de
santé entre les noirs et les blancs épargnerait quelque 85 000 vies par
an. Pour remettre ce chiffre dans un contexte, les améliorations
technologiques dans la médecine sauvent environ 20 000 vies chaque
année. La comparaison met en exergue un paradoxe interne au système
sanitaire américain. Les niveaux élevés de dépense en soins de santé
sont le reflet de la technologie et des traitements de pointe, mais les
inégalités sociales, couplées aux inégalités dans le financement des
soins, limitent la portée du progrès médical. "
Excerpt: Inequality
and health in the United States
"The United States leads the world in healthcare spending. On a per
capita basis the United States spends twice the Organisation for Economic
Co-operation and Development average on healthcare, or 13% of national
income. Yet some countries that spend substantially less than the United
States have healthier populations. US public health indicators are marred
by deep inequalities linked to income, health insurance coverage, race,
ethnicity, geography and—critically—access to care.
Key US health indicators are far below those that might be anticipated on
the basis of national wealth. Infant mortality trends are especially
troublesome. Since 2000 a half century of sustained decline in infant
death rates first slowed and then reversed. The infant mortality rate is
now higher for the United States than for many other industrial countries.
Malaysia—a country with an average income one-quarter that of the United
States— has achieved the same infant mortality rate as the United States
(figure 1). And the Indian state of Kerala has an urban infant death rate
lower than that for African Americans in Washington, DC.
Wide differences in health acros s socio - economic groups partly explain
the poorer health outcomes in the United States than in other industrial
countries. From the cradle to the grave the health of US citizens shows
extreme divergence. For example, racial and ethnic health disparities are
persistent—a result of differences in insurance coverage, income,
language and education, among other factors (figure 2). African American
mothers are twice as likely as white mothers to give birth to a low
birthweight baby. Their children are twice as likely to die before their
first birthday. Income differences are closely correlated with health
differences. A baby boy from a family in the top 5% of the US income
distribution will enjoy a life span 25% longer than a boy born in the
bottom 5%.
Many factors contribute to health inequalities. One important driver is
the coverage of healthcare provision. The United States is the only
wealthy country with no universal health insurance system. Its mix of
employer-based private insurance and public coverage has never reached all
Americans. While more than half the population have health insurance
coverage through their employers and almost all the elderly are covered
through Medicare, more than one in six non-elderly Americans (45 million)
lacked health insurance in 2003. Over a third (36%) of families living
below the poverty line are uninsured. Hispanic Americans (34%) are more
than twice as likely to be uninsured as white Americans (13%), and 21% of
African Americans have no health insurance. Health insurance coverage also
varies widely across the 50 states, depending on the share of families
with low incomes, the nature of employment and the breadth of each state’s
Medicaid programme for low-income people.
More than in any other major industrial country the cost of treatment is a
major barrier to access in the United States. Over 40% of the uninsured do
not have a regular place to receive medical treatment when they are sick,
and more than a third say that they or someone in their family went
without needed medical care, including recommended treatments or
prescription drugs, in the last year because of cost.
Unequal access to healthcare has clear links to health outcomes. The
uninsured are less likely to have regular outpatient care, so they are
more likely to be hospitalized for avoidable health problems. Once in a
hospital, they receive fewer services and are more likely to die than are
insured patients. They also receive less preventive care. The Institute of
Medicine estimates that at least 18,000 Americans die prematurely each
year solely because they lack health insurance. Being born into an
uninsured household increases the probability of death before age 1 by
about 50%.
Unequal access to healthcare has a powerful effect on health inequalities
linked to race, which are only partly explained by insurance and income
inequalities. One study finds that eliminating the gap in healthcare
between African Americans and white Americans would save nearly 85,000
lives a year. To put this figure in context, technological improvements in
medicine save about 20,000 lives a year.
The comparison highlights a paradox at the heart of the US health system.
High levels of personal healthcare spending reflect the country’s
cutting-edge medical technology and treatment. Yet social inequalities,
interacting with inequalities in health financing, limit the reach of
medical advance."
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